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Coupe du monde 2026 : la Tunisie limoge son sélectionneur Sabri Lamouchi après l'humiliation subie contre la Suède, symbole d'un échec à tous les niveaux

L'entraîneur de 54 ans, d'origine tunisienne, a été débarqué lundi 15 juin après la lourde défaite 5-1 de la Tunisie contre la Suède de la veille.

Le sélectionneur de la Tunisie Sabri Lamouchi lors de la lourde défaite face à la Suède à la Coupe du monde, le 14 juin 2026 à Monterrey.

Crédit : Julio Cesar AGUILAR / AFP

Gabriel Joly

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La sanction est vite tombée pour Sabri Lamouchi. Quelques heures après l'humiliation 5-1 subie face à la Suède en ouverture de sa Coupe du monde, la Fédération tunisienne de football s'est séparée de son sélectionneur Sabri Lamouchi lundi 15 juin, annonçant "qu'un accord a été officiellement conclu" pour limoger le Franco-tunisien sur Instagram.

"[Prendre la sélection], c'est surtout une affaire de cœur, mais c'est là où c'est dangereux ! Il ne faut pas trop rentrer dans l'émotionnel et rester professionnel pour apporter une vraie plus-value. De tous mes challenges, je ne sais pas si ce sera le plus beau mais c'est celui qui m'excite le plus", disait-il, ce dimanche dans les colonnes de L'Equipe. Il n'aura pas duré très longtemps.

Arrivé sur le banc des Aigles de Carthage en janvier après une CAN ratée (éliminée en huitièmes de finale par le Mali), l'ancien coach du Stade rennais n'a pas réussi à redresser le cap. Lors de la préparation, de grosses lacunes étaient déjà apparus, notamment lors d'une débâcle 5-0 contre la Belgique début juin.

Ce changement soudain suffira-t-il pour obtenir une issue positive côté tunisien ? Au vu du marasme, cela semble peu probable ce lundi, Sabri Lamouchi n'étant d'ailleurs pas l'unique seul responsable de cet échec annoncé.

"Nous présentons nos excuses au public tunisien"

Au-delà des trop nombreuses errances défensives à l'image d'une faute de main du gardien Abdelmouhib Chamakh et d'une glissade d'Ellyes Skhiri, qui ont profité aux stars suédoises Alexander Isak et Viktor Gyökeres, cette défaite inaugurale a également acté l'échec de la politique fédérale, qui souffre de la concurrence avec ses rivaux en Afrique. 

Quand le Maroc est parvenu à convaincre la pépite lilloise Ayyoub Bouaddi de le représenter plutôt que la France, ce qui lui a d'ailleurs parmi d'aligner onze joueurs nés à l'étranger simultanément face au Brésil (1-1), le Tunisie est très en retard au niveau des binationaux. Le comble ? Dimanche, deux des buts scandinaves ont été inscrits par Yasin Ayari, d'origine tunisienne, qui n'a pas célébré le premier, avant de laisser exploser sa joie sur le second. Après tout, on ne marque pas tous les jours un doublé en Coupe du monde.

"Nous allons tenter de nous rattraper et de rectifier le tir dès le prochain match", a promis le défenseur Mohamed Amine Ben Hmida, cité par le média La Presse. "Il faut absolument plus de concentration à l’avenir. Nous présentons nos excuses au public tunisien", ajoutait-il en conférence de presse après le camouflet.

Désormais menée par  Mondher Kebaier, déjà sélectionneur entre 2019 et 2022, l'équipe nationale est dans l'urgence de réagir pour ne pas prendre la porte d'entrée dans le Mondial, avant d'affronter le Japon samedi, puis les Pays-Bas.

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