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Coupe du monde 2026 : grande favorite, l'Espagne se prend les pieds dans le tapis pour son entrée en lice contre les débutants du Cap-Vert

Championne d'Europe en titre, la Roja n'est pas parvenue à tromper la défense de vaillants Requins Bleus et a dû se contenter d'un match nul et vierge (0-0), lundi 15 juin, pour son entrée en lice à Atlanta.

Lamine Yamal, entré en jeu pour l'Espagne, face au Cap-Vert en Coupe du monde, le 15 juin 2026 à Atlanta.

Crédit : Florencia Tan Jun / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Gabriel Joly

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Voilà le premier coup de tonnerre de ce Mondial ! Championne d'Europe en titre et favorite à la victoire finale, l'Espagne a manqué son entrée en lice en ne parvenant pas à mettre à mal la défense du Cap-Vert, héroïque pour ses grands débuts dans une Coupe du monde, lundi 15 juin à Atlanta.

27 tirs et 74% de possession de balle n'auront pas suffi à la Roja pour faire craquer Josimar Vozinha, le gardien des Requins bleus qui s'est mué en véritable muraille, auteur de sept arrêts. Sous le toit et la climatisation de l'enceinte en Géorgie, la Roja n'a jamais enflammé la rencontre en dépit d'un collectif de grands talents avec son milieu Pedri-Rodri-Fabian Ruiz, que le monde entier envie.

Poussive et inoffensive pendant 90 minutes, la sélection ibère a buté, encore et toujours, sur le portier de Chaves (D2 portugaise), logiquement élu homme du match et en larmes au coup de sifflet final. Symbole de cette impuissance ? Mikel Oyarzabal, positionné comme avant-centre, est devenu le premier joueur depuis 1966 à avoir joué la première demi-heure d'un match dans le tournoi sans toucher une seule fois le ballon, selon le statisticien Opta. 

Lamine Yamal n'a pas forcé le destin

Pour tenter de forcer la décision et s'éviter un résultat embarrassant, Luis de la Fuente a tout de même jeté toutes ses forces vives dans la bataille, à l'image des entrées de Dani Olma, mais surtout de Lamine Yamal et Nico Williams, qui n'étaient pas encore à 100% après des blessures contractées en club. En vain, les Espagnols restant finalement muets en dépit d'une barre transversale trouvée par Ferran Torres (39e).

Invaincue depuis trente matches et n'ayant connu qu'un accro depuis son titre européen en 2024, une séance de tirs au but perdue contre le Portugal en finale de la Ligue des nations (2-2, 3-5 aux t.a.b.), l'équipe d'Espagne n'a pas perdu, comme elle l'avait fait en ouverture de son unique Coupe du monde remportée en 2010, mais elle va devoir se reprendre après cette déception.

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D'autant plus que l'Arabie saoudite et l'Uruguay, qui s'affrontent dans la nuit, sont sur le papier plus coriace que les Capverdiens dans le groupe H. Sauf folie, viendra ensuite ce maudit match à élimination directe qu'il faudra enfin remporter, seize ans après le dernier. Avec le premier point de son histoire, le Cap-Vert peut lui se satisfaire de cet exploit mais ne pas se reposer sur ses lauriers : désormais, il peut croire à une qualification en seizièmes de finale.

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