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Le Marseillais Pierre-Emile Hojbjerg lors de la défaite contre le Club Bruges, le 28 janvier 2026 en Ligue des champions.
Crédit : BRUNO FAHY / BELGA MAG / Belga via AFP
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"Une soirée de merde, même honteuse". Quelques minutes après la terrible élimination subie en Ligue des champions mais surtout provoquée par ses hommes, le directeur du football de l’OM Medhi Benatia ne mâchait pas ses mots dans les travées du Jan Breydelstadion de Bruges, mercredi 28 janvier. Dépassés dans absolument tous les compartiments du jeu - de la technique à l'envie - les Phocéens ont été lourdement battus par le Club Bruges (3-0). "Quand tu es dans un club comme celui-ci, tu peux perdre des matchs mais tu ne peux pas perdre comme ce soir. Le foot, il faut le respecter et ce soir il faut demander pardon aux supporters. J’espère que les joueurs sont conscients que c’est une faute professionnelle. J’ai rarement senti ce sentiment de honte", fustigeait le dirigeant marocain.
Les largesses défensives affichées, dans un début de match catastrophique où l’OM a concédé deux buts en 11 minutes, semblaient rédhibitoires et cela n’a pas manqué. Pas attaqué, Aleksandar Stankovic a lancé dès l’entame son festival en décalant idéalement Mamadou Diakhon pour l’ouverture du score, bien aidé par une faute de main coupable de Geronimo Rulli (4e). Et ce, avant de voir son sauvetage d’un ballon anodin se muer en un centre parfait pour Romeo Vermant, étrangement esseulé de tout marquage (12e). En dépit d’un léger coup de mieux après la pause, les hommes de Roberto De Zerbi ont de nouveau payé le prix fort sur une contre-attaque menée par Carlos Forbs, et conclue dans un second temps par ce même Stankovic, décidément dans tous les bons coups (79e).
"La défaite est méritée. On savait qu'ils partaient fort, parce qu'on les a étudiés. Nous, on est partis à zéro à l'heure et on a pris deux buts. On a eu des occasions, mais on ne les a pas concrétisées. Il y avait déjà de la colère après la défaite… On ne pouvait pas espérer le gagner en jouant comme ça", s'est expliqué l'entraîneur Roberto De Zerbi, en conférence de presse.
Malgré cette prestation indigente, l’OM était en position de toujours se qualifier, alors qu’il occupait le 24e et dernier strapontin pour la suite de la compétition au coup de sifflet final. Mais pour ne rien arranger au ridicule de la situation, qui a vu les Olympiens sortir avec pourtant 96% de chances de passer avant la rencontre, c’est un but du gardien du Benfica Anatoliy Trubin à la toute dernière seconde du multiplex, qui a enterré leurs espoirs à 1600 kilomètres de là. Alors même que le portier ukrainien semblait ignorer une minute plus tôt que son équipe devait absolument marquer un quatrième but au Real Madrid pour éviter de prendre la porte (4-2).
À Bruges, l'OM a donc appris son élimination une fois retourné dans son vestiaire, tandis que les Belges avaient - courtoisement mais fortuitement - affiché sur les écrans géants du stade le message : "Félicitations pour la qualification, Olympique de Marseille". Le calice jusqu'à la lie. "Je n'ai pas encore vu les joueurs. C'est une élimination lourde à accepter mais on doit accepter la réalité. On ne peut pas commencer un match historique de cette façon. On doit faire un examen de conscience et comprendre. Le coach est le premier responsable, mais commencer un match aussi important à 2-0, c'est difficile", a commenté Roberto De Zerbi.
En éparpillant des points aux quatre coins de l'Europe - renversé sur la pelouse du Sporting (1-2), battu à la dernière minute par l'Atalanta à domicile (0-1) ou bien écrasé par Liverpool (0-3) -, l'Italien a échoué à ramener le club phocéen en phase à élimination directe de Ligue des champions pour la première fois depuis 2012. "Ce manque de régularité est une constante, a-t-il ajouté, en référence à la belle victoire contre le leader lensois le week-end passé (3-1). Mais est-ce que je peux régler ça tout seul ? J'ai rarement vécu ça. C'est une défaite terrible, sans excuse. Quand tu perds un match comme ça, il y a de la honte. Il ne faut pas se cacher. Si on fait ce genre de matches, c'est normal de perdre la connexion avec les supporters".
"On a ce qu'on mérite, il va falloir se regarder dans une glace, faire preuve d'humilité et se relever", a déclaré le milieu Geoffrey Kondogbia en zone mixte. "Il ne fallait pas compter sur les résultats des autres, il fallait gagner ou prendre un point. Avec notre match, on ne mérite rien. On va relever la tête. Il reste le championnat et la Coupe de France. Il faudra vite récupérer", a analysé, abattu, le buteur Amine Gouiri au micro de Canal+. Désormais, l'OM va retourner à son pain quotidien à l'occasion d'un déplacement contre le Paris FC samedi.
Reste qu'un podium en Ligue 1 relèverait de la normalité, si bien que seule une victoire finale en Coupe de France, qui fuit le club depuis 1989 et dont le PSG est déjà éjecté, pourrait laver l'affront de cette soirée cauchemardesque. Le staff, qui compte un effectif pléthorique notamment avec les recrutements de Quinten Timber et Ethan Nwaneri cet hiver - ils n'étaient pas qualifiés en C1 -, ne devrait donc pas avoir de mal à trouver des leviers en vue du huitième de finale contre Rennes, mardi prochain. Aux joueurs de répondre présents, cette fois.
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