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Habib Beye sur le banc de Rennes lors du 32e de finale de Coupe de France contre Les Sables Vendée, le 21 décembre 2025.
Crédit : Sebastien Salom-Gomis / AFP
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La page Roberto De Zerbi est définitivement tournée. L'Olympique de Marseille a officiellement engagé son successeur, tard ce mercredi 18 février, en la personne d'Habib Beye, qui a porté le maillot du club phocéen de 2003 à 2007 à 174 reprises et même porté le brassard.
Son arrivée jusqu'en juin 2027, un peu plus d'un an après ses débuts comme coach en Ligue 1 du côté de Rennes, est un immense rebond pour lui, qui n'a comme seule autre expérience de banc, que trois saisons en National 1 (et une montée en Ligue 2) du côté du Red Star.
"La nomination d'Habib Beye, entraîneur de haut niveau qui entretient également un lien historique avec l'OM, nous recentre sur les défis qu'il nous reste à relever d'ici à la fin de la saison", a d'ailleurs déclaré le propriétaire de l'OM Frank McCourt dans le communiqué du club. Mais justement quels sont ces défis qui se dressent face à l'entraîneur sénégalais ?
L'idée directrice est évidemment de permettre un retour au calme autour de l'OM, qui a connu énormément de remous en interne depuis la sortie risible en Ligue des champions à Bruges (0-3) et le revers historique contre le PSG dans le Classique (0-5). Le triumvirat composé du directeur du football Mehdi Benatia, du président Pablo Longoria et donc Roberto De Zerbi n'est plus. Si bien qu'Habib Beye va devoir trouver sa place - au milieu d'un climat particulièrement explosif et instable sur la Canebière - dans une nouvelle organisation chapeautée par le premier cité, qui a vu ses pouvoirs renforcés par Frank McCourt cette semaine, après avoir pourtant annoncé sa démission.
À Rennes, c'est déjà dans un climat de rivalités sous-jacentes au sein de l'organigramme, que l'ex-latéral a perdu son crédit, notamment après la mise à l'écart du gardien Brice Samba. En retrait depuis le 9 février, il s'est officiellement vu notifier son licenciement par son ex-employeur mercredi au lendemain de l'échec de la conciliation devant la commission juridique de la Ligue de football professionnel (LFP).
Celui qui dirigera son premier entraînement ce jeudi à la Commanderie n'aura que très peu de temps pour remettre Marseille à l'endroit : les quinze prochains jours pourraient bien donner la couleur de son mandat. Après un premier déplacement à Brest en Ligue 1 vendredi, il s'agira de se tourner vers la réception de l'Olympique lyonnais le week-end suivant, un choc décisif pour le podium. Terminer parmi les trois premiers avec une place directement qualificative pour la Ligue des champions est une nécessité pour l'OM et Habib Beye.
Or, tout autre résultat qu'une victoire au Vélodrome, alors que le club contre déjà cinq points de retard sur son rival, serait un camouflet. Idem trois jours plus tard contre Toulouse, le 4 mars, en quarts de finale de Coupe de France. Un trophée que les Marseillais n'ont plus gagné depuis 1989 - Habib Beye a perdu deux finales en 2006 et 2007 d'ailleurs - et qui est le dernier moyen de sauver la saison.
Pour parvenir à atteindre ces objectifs sportifs, Habib Beye devra régler les problèmes défensifs des Olympiens. Encore repris en fin de match par Strasbourg samedi dernier, malgré deux buts d'avance, l'OM a désormais l'habitude de gâcher : il a perdu 9 points déjà cette saison dans le temps additionnel. Un chiffre qui illustre une fébrilité derrière et un manque de confiance évident, en témoignent les deux pénaltys concédés contre le Paris FC (2-2), puis le Racing (2-2) dans le money time ces dernières semaines.
Adepte d'un 3-5-2 favorisant un jeu de possession et mettant beaucoup l'accent sur la maîtrise technique et l'intensité, Habib Beye va donc devoir faire des choix et la position du capitaine de l'OM, Leonardo Balerdi, apparu très en difficulté récemment, sera scrutée. Tout comme celle de l'international tricolore, Benjamin Pavard, par exemple.
'Si l'OM m'appelle, mais j'y vais en courant ! Je n'ai aucun problème à le dire", disait Habib Beye en 2024 dans une interview à L'Equipe. Plutôt apprécié à Marseille, l'ancien joueur devra réussir à gérer l'aspect émotionnel de ce nouveau mariage, là où l'impulsivité de Roberto De Zerbi lui a souvent été reprochée.
Dans un club où les supporters savent se faire entendre, comme ils l'ont montré face à Strasbourg, avec des banderoles contre la direction, Habib Beye devra réussir à maitriser sa communication, lui qui a longtemps été consultant pour Canal+. Parfois jugée trop confiante et trop positive, souvent très technique lorsqu'il parlait de tactique, celle-ci a aussi souvent été utilisée contre contre lui à Rennes, où son départ été déjà évoquée à l'automne avant qu'il ne redresse la barre sportivement.
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