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Mondial 2022 au Qatar : l'Élysée a-t-il fait pression sur Michel Platini ?

ÉCLAIRAGE - L'ancien patron de l'UEFA a été placé en garde à vue au sujet des conditions d'attribution de la Coupe du monde 2022. Au cœur de l'enquête ? Un déjeuner à l'Élysée.

Nicolas Sarkozy et Michel Platini, en mai 2010 à Genève
Nicolas Sarkozy et Michel Platini, en mai 2010 à Genève
Crédit : PHILIPPE DESMAZES / AFP
Mondial 2022 au Qatar : l'Élysée a-t-il fait pression sur Michel Platini ?
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Thomas Prouteau & Claire Gaveau

Michel Platini à nouveau dans le collimateur de la justice. Trois ans après l'ouverture d'une enquête en France pour corruption sur les conditions d'attribution de la Coupe du Monde de football 2022 au Qatar, l'ancien patron de l'UEFA a été placé en garde à vue tandis que l'ex-bras droit de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, était entendu en audition libre

Et autant dire que les versions divergent entre les différents protagonistes. Le moment clé pour les enquêteurs, c'est un déjeuner secret à l'Élysée organisé le 23 novembre 2010, soit neuf jours avant le vote de la Fifa.

Michel Platini affirme avec constance qu'il avait choisi de voter pour le Qatar bien avant cette date et que c'est lui qui avait choisi de solliciter ce déjeuner avec Nicolas Sarkozy pour lui faire part de son choix. Selon l'ancienne star des Bleus, sa surprise a été totale de retrouver autour de la table le prince héritier du Qatar, Tamim ben Hamad al-Thani, et la conseillère sportive de Nicolas Sarkozy, Sophie Dion. 

Vers des mises en examen ?

Celle-ci dément d'ailleurs sa présence à ce déjeuner. Elle a donc été également convoquée en garde à vue ce mardi 18 juin. Seul Nicolas Sarkozy était absent puisqu'il bénéficie d'une irresponsabilité pénale totale pour les actes accomplis pendant son mandat. 

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Pour Michel Platini, Claude Guéant et Sophie Dion, l'enjeu judiciaire est dorénavant d'éventuelles mises en examen pour corruption. L'ancienne star des Bleus "n'a strictement rien à se reprocher et affirme être totalement étranger à des faits qui le dépassent", ont indiqué les conseils de l'ex-patron de l'UEFA dans un communiqué. 

La désignation de ce richissime émirat gazier, où les températures brûlantes en été rendent la pratique du football difficile voire impossible, avait immédiatement déclenché des soupçons de corruption, et été l'un des déclencheurs de la grave crise qui a secoué la Fifa à partir de 2015. 

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