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Ligue 1 : comment s'explique la tension entre les ultras et leurs clubs ?

Du côté de l'Olympique de Marseille, du FC Nantes ou de l'AS Saint-Étienne, plusieurs groupes de supporters ont exprimé leur mécontentement ces derniers mois, à l'encontre de leur direction.

Yves Calvi_ 3 Minutes pour Comprendre La rédaction de RTL iTunes RSS
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Ligue 1 : comment s'explique la tension entre les ultras et leurs clubs ? Crédit Image : AFP/B.Langlois | Crédit Média : Nicolas Georgereau | Durée : | Date : La page de l'émission
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Nicolas Georgereau édité par Quentin Marchal

Après les incidents à la Commanderie, le centre d'entraînement de l'Olympique de Marseille, le samedi 30 janvier, 14 personnes ont d'ores et déjà été jugées. Ce lundi 22 mars, des leaders de groupes de supporters mais aussi des membres d'associations sont à nouveau devant la justice.

Ces derniers mois, plusieurs clubs de football français, à l'image de l'Olympique de Marseille, du FC Nantes ou de l'AS Saint-Étienne ont vécu des moments très agités avec leurs supporters. Certains groupes s'estiment en effet délaissés et pas écoutés par leur club et cherchent à se faire entendre. 

Le fossé se creuse entre deux univers qui cohabitent plus qu'ils ne vivent ensemble. Pour Tony, membre des Fanatics, l'une des sept associations officielles de supporters de l'OM, "si tu veux acheter quelque chose, il faut en payer le prix". 

"Si tu veux une ambiance et des supporters en fusion, il arrive que parfois la fusion brûle et que ça pique" explique-t-il déplorant qu'"il n'y a plus d'identité" dans son club et qu'"ils (les dirigeants) veulent tous nous mettre dans un même moule". "On était là avant eux, on sera là après eux, on sera toujours là et l'OM c'est nous. Nous faisons partie du club comme l'OM fait partie de nos vies. Sans l'OM, je ne suis pas moi-même" fait-il valoir.

Des tensions du côté de La Beaujoire et Geoffroy Guichard

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Cette radicalisation entrevue à la Commanderie est également visible à Nantes où la famille Kita cristallise les tensions et où les supporters ont choisi de tourner en dérision la direction. Selon Éric, fidèle de La Beaujoire, "on est là parce que notre club fait partie du patrimoine et qu'il a été le fleuron de la ville de Nantes pendant 40 ans. Là, tout a été détruit et si on n'est pas là pour rappeler qu'à Nantes, on a une histoire particulière, autant ne plus aller au stade".

"C'est un problème de fond" insiste de son côté le professeur et sociologue Nicolas Hourcade, qui estime que : "Ce sont des questions extrêmement fortes pour savoir si un club est uniquement une activité économique ou si c'est un bien social, historique et culturel et si les supporters sont uniquement des consommateurs ou des acteurs du club".

À l'heure actuelle, il n'est clairement pas inscrit dans l'ADN du football français que les supporters fassent partie de la gouvernance des clubs, contrairement à l'Espagne ou l'Allemagne. Un constat que regrette Joss, abonné depuis plus de 30 ans à Geoffroy Guichard, à Saint-Étienne : "Les propriétaires de clubs ont la notion que le club leur appartient, ce qui exclut les supporters et augmente le risque de vraie fracture".

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