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Girondins de Bordeaux : le club lâché par son actionnaire majoritaire King Street

Selon le club, la crise sanitaire et l'affaire Médiapro ont provoqué une baisse considérable des recettes du club, désormais placé sous la protection du tribunal de commerce.

Les Girondins de Bordeaux (illustration)
Les Girondins de Bordeaux (illustration)
Crédit : NICOLAS TUCAT / AFP
Louis Chahuneau & AFP

Le club des Girondins de Bordeaux a touché le fond. Son actionnaire majoritaire, le fonds d'investissement américain King Street, a cessé de financer le club, selon un communiqué du club publié ce jeudi 22 avril sur les réseaux sociaux.


"Un mandataire ad hoc a été nommé (qui) sera chargé d'assister le FC Girondins de Bordeaux dans sa recherche d'une solution durable", a expliqué le club dans un communiqué, évoquant "le contexte économique lié à la pandémie de la Covid-19 et (le) retrait de Mediapro (ayant) provoqué une baisse sans précédent des recettes des clubs de football français".

La situation des Girondins de Bordeaux n'a cessé d'empirer depuis la vente du club par M6 en 2018. King Street était seul maître à bord du FCGB depuis qu'il avait racheté ses parts au fonds américain GACP (General American Capital Partners) de Joe DaGrosa, avec lequel il avait repris le club en 2018. Selon le quotidien L'Équipe, l'actionnaire américain King Street avait déjà mis la main au portefeuille deux fois pour renflouer les caisses du club, vides. En début d'année, ce sont 27 salariés du club qui ont été licenciés. Le déficit du club pourrait atteindre les 80 millions d'euros en fin de saison. 

Pour ne rien arranger à la situation, l'ancien club de Zinédine Zidane, actuellement 16e de Ligue 1 lutte pour son maintien à quelques journées de la fin du championnat, alors qu'il avait plutôt l'habitude de jouer dans la première partie de tableau avant ces épisodes. En 2010, il atteignait par exemple les quarts de finale de la Ligue des Champions. 

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Mais ces années sont loin dans la mémoire des supporters, et surtout pour les Ultramarines, qui demandent, depuis l'histoire de la billetterie fin 2019, la démission du président du club, Frédéric Longuépée. Le club avait alors été accusé de pousser les supporters à réserver des places plus chères que celles dans le virage sud, pourtant pas complet, pour générer davantage de revenus.

La crise s'est amplifiée au printemps 2020 avec la diffusion des "Girondins leaks", une série d'enregistrements audio, issus de réunions privées tenues entre décembre 2019 et mars 2020 entre les dirigeants bordelais et des abonnés du club, et diffusée par les Ultramarines sur les réseaux sociaux.

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