2 min de lecture Santé

Faut-il interdire les têtes au football ?

Le sujet, discuté depuis plusieurs années en médecine du sport, a été relancé en Angleterre après qu'un vainqueur de la Coupe du monde 1966 a demandé leur interdiction chez les jeunes. Il dénonce le nombre de ses anciens coéquipiers qui souffrent désormais de formes de démence.

Duel aérien entre Lorient et Monaco le 20 septembre 2015
Duel aérien entre Lorient et Monaco le 20 septembre 2015 Crédit : VALERY HACHE / AFP
Victor
Victor Goury-Laffont Journaliste

Dégagement, buts, contrôles : en football, la tête est omniprésente, souvent décisive et centrale au style de jeu de beaucoup de joueurs. Pourtant, depuis plusieurs années, un nombre important de voix s'élèvent pour demander son encadrement, voire son interdiction.

Une opinion qui a reçu, en Angleterre, un soutien de poids : celui du Sir Geoff Hurst, champion du monde en 1966 lors de l'unique victoire de la sélection anglaise. L'ancien attaquant soutien une proposition d'interdire le jeu de la tête chez les jeunes, "une suggestion forte et sensée" selon ce footballeur à la retraite. 

Son expérience de vie l'a poussé à cette prise de position : il ne reste que quatre joueurs en vie chez les champions du monde anglais, et parmi eux, Bobby Charlton, qui souffre maintenant de démence selon un diagnostic révélé en novembre 2020. 

Un autre footballeur anglais, Jeff Astle, grand joueur de tête, est mort d'une dégénérescence cérébrale à l'âge de 59 ans, en 2002. Selon l'autopsie, celles-ci auraient été le fruit de traumatismes crâniens mineurs à répétition. 12 ans plus tard, les autorités l'ont reconnu comme première personne décédée du fait du jeu de tête. 

Un sujet étudié en France

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Petit à petit, le débat s'installe dans les plus hautes instances du football. En France, la Fédération française de football (FFF) a ouvert une réflexion sur le sujet, tout comme au niveau européen, à l'UEFA.  

"Le cerveau humain flotte comme un ballon à l’intérieur de la boîte crânienne, expliquait le médecin légiste Bennet Omalu à la radio BBC, et lorsqu’on frappe une balle de la tête, on crée des traumatismes crâniens".

Parmi les comportements risqués identifiés, le fait pour des joueurs de subir des traumatismes crâniens en plein match, et finir la rencontre malgré tout. C'est ce qui est arrivé à l'ancien gardien de Liverpool Loris Karius lors de la finale de la Ligue des champions 2018. Le portier avait ensuite commis un grand nombre d'erreurs, permettant au Real Madrid de remporter la compétition.

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