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Vendée Globe 2020 : Armel Tripon, un homme de défis

PORTRAIT - Pour son premier Vendée Globe, le skipper nantais de 45 ans a choisi de se lancer dans l’aventure avec un bateau neuf pour partir à la conquête d’un podium.

Armel Tripon
Armel Tripon Crédit : Pierre Bouras
fred veille
Frédéric Veille édité par Gregory Fortune

Assurément, Armel Tripon aime les défis. Mais il aime surtout les relever. Les dix derniers mois viennent d’être intense pour le skipper nantais de 45 ans, qui n’a obtenu la validation de sa participation au Vendée Globe que le 3 septembre dernier, après un parcours de qualification de 2.300 milles via les Açores et la Fastnet Race. Ticket en poche pour le départ du dimanche 8 novembre prochain, il peut souffler.

"Contrat rempli grâce au travail de toute l'équipe technique qui me permet aujourd’hui d’avoir un bateau magnifique et performant, sourit-il. Les galères des derniers mois sont désormais derrière". Une chose est sure : depuis la mise à l’eau de son bateau en janvier dernier, ce ne fut pas de tout repos. 

Après des premières navigations sans encombre, Armel Tripon a tapé un Objet flottant non identifié (Ofni) fin juin, alors qu’il naviguait en solitaire au large de la Bretagne pour valider son parcours de qualification pour la Vendée-Arctique-Les Sables-d’Olonne, course qualificative pour le Vendée Globe.

Monocoque révolutionnaire

Réparé dans l’urgence, son bateau "L’Occitane en Provence" avait tout de même pu prendre le départ, montrer qu’il était ultra rapide. Mais voilà, le 6 juillet, il avait été contraint à l’abandon sur avarie, détectée en arrière de la zone réparée quelques jours plus tôt. Retour, donc, au chantier pour cet Imoca de dernière génération qui a, lors des entraînements, a volé à plus de 35 nœuds. 

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Avec sa longue coque noire et jaune, ce monocoque révolutionnaire sera l’une des attractions sur le village de départ du Vendée Globe. Il est loin le temps où Armel Tripon découvrait la navigation à bord d’un tout petit bateau, un Muscadet, par une belle nuit étoilée. C’était l’époque du lycée. 

Autodidacte déterminé

Puis l’attirance pour le large et les grandes courses transocéaniques est intervenue en 1994, lorsqu’il a embarqué à bord d’un bateau pour aller admirer le départ de la Route du Rhum à Saint-Malo. "C’était magique, au cap Fréhel, de voir passer le 'Primagaz 'de Laurent Bourgnon', se souvient-il.

Alors Armel devient skipper. Et très vite, il est couronné de succès : vainqueur de la célèbre Mini-Transat en 2003, il passe en Figaro, en Class40 puis en Imoca, où il crée la surprise avec une très remarquée 4e place sur le Rhum 2014 avant de passer au multicoque Multi50 et de gagner la Route du Rhum 2018

Un parcours sans faille pour cet autodidacte déterminé et homme de défis qui, pour son premier Vendée Globe, a choisi de se lancer dans l’aventure avec un bateau neuf pour partir à la conquête d’un podium.

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