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Le Toulousain Romain Ntamack plaqué par le joueur de l'UBB, Temo Matiu, devant son coéquipier Maxime Lucu, le 22 mars 2026 au stade Atlantique de Bordeaux lors d'une rencontre de Top 14.
Crédit : ROMAIN PERROCHEAU / AFP
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Malgré les 250 kilomètres séparant la Gironde de Bilbao, théâtre de l'ultime affrontement le mois prochain, il y aura comme un parfum de finale. Opposés à de nombreuses reprises ces dernières années, l'Union Bordeaux Bègles et le Stade toulousain se retrouvent une nouvelle fois dimanche 12 avril en quart de finale de Champions Cup, dans un choc XXL à Chaban-Delmas (16 heures).
"On s'est joué six fois en 18 mois, donc on sait absolument ce qui nous attend", a d'ailleurs rappelé mercredi le manager bordelo-béglais Yannick Bru, quand son demi de mêlée Maxime Lucu constatait sobrement : "Nos chemins sont liés", après les qualifications respectives des deux mastodontes.
Les rendez-vous entre les deux clubs se sont multipliés sur les saisons écoulées avec, en plus des deux levées annuelles lors de la saison régulière en Top 14, deux finales de championnat, mémorables chacune à leur manière mais remportées par les Rouge et Noir - la claque de Marseille en 2024 (59-3) et le suspense tendu du Stade de France l'année suivante (39-33 a.p.) -, ainsi qu'une demi-finale de Champions Cup, dominée elle par l'UBB (35-18) en mai dernier avant de s'arroger un premier titre.
"On est moins surpris peut-être quand on joue Bordeaux que quand on joue Bristol, une équipe qu'on ne connaissait pas", souligne Antoine Dupont, en référence à son huitième de finale écrasé contre les Anglais (59-26), tandis que l'UBB cartonnait Leicester (64-14). Une connaissance de l'adversaire qui vient de la répétition des affiches, mais aussi de la proximité entre deux groupes se mélangeant largement lors des rassemblements sous le maillot bleu : 12 des 15 titulaires du XV de France lors du Crunch final du Tournoi contre l'Angleterre (48-46) évoluaient à Bordeaux Bègles et Toulouse.
De quoi supprimer tout effet de surprise ? "Chaque staff analyse les moindres faits et gestes des défenses ou des attaques adverses, donc on essaie toujours de trouver des petits ajustements pour pouvoir, sur un lancement ou sur une stratégie, surprendre l'adversaire", a expliqué l'arrière toulousain Thomas Ramos dans un sourire. Avant de nuancer : "Mais c'est sûr que les joueurs restent les mêmes, les collectifs restent les mêmes et on connaît les points forts et les points faibles de chacun."
"Je ne suis pas inquiet, je pense qu'ils nous auront bien préparé une ou deux surprises qu'on n'attendra pas", a également ironisé Antoine Dupont, dans un jeu classique où chacun tente de faire retomber la pression sur son adversaire.
Jeu auquel s'est également livré le Bordelo-Béglais Arthur Retière, passé par Toulouse entre 2022 et 2024 : "Même si on essaye de leur trouver des failles, c'est toujours compliqué, c'est un très grand club et n'importe qui peut sortir quelque chose de nulle part pour marquer un essai".
L'UBB avait réussi à prendre les Toulousains dans leur propre piège des rucks lors de leur passe d'armes en Coupe d'Europe. Mais, contrairement à 2025, le Stade toulousain pourra compter sur Antoine Dupont, Peato Mauvaka et Thomas Ramos, alors que l'infirmerie girondine est elle plus peuplée (Buros, Depoortere, du Preez, Van Rensburg...), avec même un temps la crainte de devoir se passer de Matthieu Jalibert, son chef d'orchestre, touché à un genou à l'entraînement mercredi. Mais l'ouvreur sera bien aligné titulaire.
"Chaque année, les équipes évoluent, les défenses essaient de s'adapter, les attaques aussi. Mais bien sûr qu'à 80 ou 90%, on les connaît, et inversement, ils nous connaissent par cœur", a encore déclaré "Toto" Dupont. La semaine de préparation a donc été studieuse de part et d'autre, avec pour objectif d'appuyer là où le rival s'y attend le moins.
"Aujourd'hui, à l'image de mon staff, des joueurs, quand je vois l'œil pétillant, je me dis quand même qu'on fait tout ça pour ça", s'est réjoui Ugo Mola, le coach haut-garonnais. "Ces rivalités, elles amènent évidemment des performances, mais aussi des dépassements sur des choses qu'on pourrait croire établies, donc oui, on va se surprendre d'une manière ou d'une autre. J'espère, nous, un peu plus qu'eux", a-t-il lancé.
"Je vois une équipe qui arrive sûre de son jeu, qui est meilleure d'année en année. Ils dominent le championnat outrageusement, peu importe l'équipe qu'ils mettent", a estimé de son côté le pilier de l'UBB Jefferson Poirot, quitte à remettre le statut de favoris sur leurs adversaires que son équipe devance au classement des meilleures attaques (237 contre 227 pour Toulouse, deuxième).
Reste que l'UBB, tenante du titre avec ses Louis Bielle-Biarrey et autre Damian Penaud, aura l'avantage non négligeable de jouer devant son public, sachant que cette affiche a toujours tourné en faveur des hôtes depuis 2025. Les Toulousains, sortis plus mauvais deuxièmes de poule avec deux défaites, quand leurs rivaux ont établi le meilleur bilan de la première phase, pourraient bien se mordre les doigts d'avoir pêché à l'hiver, s'ils échouent à porter leur record de victoires finales dans la compétition à sept.
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