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JO d’hiver 2018 : pourquoi les médaillés français sont en colère

ÉCLAIRAGE - Contrairement aux athlètes médailles lors des JO d'été 2016 à Rio, ceux de Pyeongchang en 2018, olympiques et paralympiques, doivent payer des impôts sur les primes qu'ils ont reçues.

9 mars : Marie Bochet conduit la délégation française aux Jeux Paralympiques de Pyeongchang
9 mars : Marie Bochet conduit la délégation française aux Jeux Paralympiques de Pyeongchang Crédit : Joel MARKLUND / OIS/IOC / AFP
Gregory Fortune
Gregory Fortune
et Le Service des Sports

Les médaillés olympiques des derniers Jeux Olympiques d'hiver en Corée du Sud sont en colère. L'État leur reprend d'une main ce qu'il leur a donné de l'autre : ces sportifs doivent payer des impôts sur les primes qu'ils ont reçues. Ils ne s'y attendaient pas, d'autant que celles de leurs prédécesseurs des Jeux d'été 2016 au Brésil étaient défiscalisées.

En avril dernier, le président de la République Emmanuel Macron les recevait en grande pompe à l'Elysée. Six mois plus tard, un sentiment amer anime les 26 athlètes français médaillés à Pyongchang. Ils ont alerté leur désormais ex-ministre Laura Flessel il y a trois mois, sans résultat.

Marie Bochet, quadruple championne paralympique de ski alpin en février dernier, résume le sentiment général. Ce qui pose problème aux athlètes, "ce n'est pas le fait de payer des impôts, c'est le fait de payer des impôts alors que les sportifs d'été en ont été exonérés. Est-ce que nos médailles en hiver ont moins de valeur que les médailles d'été ?", interroge-t-elle.

Ce n'est vraiment pas un caprice

Marie Bochet, championne paralympique
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"Ce n'est vraiment pas un caprice, insiste la sportive de 24 ans, ce n'est pas juste de l'argent de poche, c'est quelque chose qui va nous aider à vivre, à continuer à performer et à offrir ces performances aux Français. Une prime pour une médaille d'argent, de bronze, peut changer la face de la vie de certains athlètes".

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Ces primes sont de 50.000 euros pour une médaille d'or, de 20.000 pour l'argent et 13.000 pour le bronze. Des sommes destinées à des athlètes amateurs, dont faisait partie il y a 20 ans une certaine Roxana Maracineanu. Après la baisse de son budget, la nouvelle ministre des Sports hérite d'une deuxième patate chaude.

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