2 min de lecture Sexisme

Être mère et sportive de haut niveau, c'est possible ?

Serena Williams, Estelle Yoka-Mossely... les femmes sont visiblement plus nombreuses à pouvoir allier sport de haut niveau et maternité. Mais cela n'a pas toujours été le cas.

>
Être mère et sportive de haut niveau, c'est possible ? Crédit Image : MICHAEL BRADLEY / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
quentin
Quentin Vaslin
et Marie Zafimehy

Dans les années 1990, une grossesse était synonyme de faute professionnelle voire de fin de carrière pour les sportives de haut niveau. Vice-championne d'Europe en salle de saut en hauteur en 1984, Maryse Éwanjé-Épée est devenue mère sept ans plus tard. En plein milieu de sa carrière. 

"C'était terminé pour moi a priori, quand je suis tombée enceinte j'avais 26 ans", se souvient-elle au micro de RTL. À cette époque, elle est championne de France depuis dix ans, mais perd sa subvention de sportive de haut niveau. "On m'a dit que je retrouverai mon contrat quand je reviendrai en équipe de France. Ma mère gagnait le Smic avec quatre enfants donc clairement 500 euros ça me faisait vivre. Ça a repris un an après quand je suis revenue en équipe de France", raconte-t-elle.

Aujourd'hui les choses ont bien changé : on ne supprime plus les subventions pour les athlètes. À l'INSEP, l'institut national du sport français, une gynécologue est disponible et une crèche a été construite. Une demande de Maryse Éwanjé-Épée. "Si je n'amène plus mon enfant à l'INSEP, j'arrête l'athlétisme, parce que de toutes façons mon enfant est au sein, mon sein est sur moi donc mon enfant va venir avec moi, explique-t-elle. Puis, après, même quand elle était plus au sein il était hors de question que je n'amène pas ma fille avec moi, j'avais pas de moyens de garde."

À 34 ans, on gagne les JO en France et après on fait des bébés

Amandine Henry
Partager la citation

On peut être mère et dominer son sport : Serena Williams, Estelle Yoka-Mossely et tant d'autres l'ont prouvé. Pourtant, dans le foot professionnel français aucune joueuse n'a osé mettre au monde un enfant pendant sa carrière. Amandine Henry capitaine de l'équipe de France a d’ailleurs un plan bien défini. "À 34 ans, on gagne les JO en France et après on fait des bébés", rit-elle. Dans certaines fédérations sportives, la grossesse est gérée comme une blessure de longue durée.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Sexisme Grossesse Maman
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants