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Comment les sportifs font-ils pour se soulager en compétition ?

Boxeurs, nageurs, Formule 1... Chaque sport de haut niveau fait fasse au même souci pendant l'épreuve : se soulager. "L'Équipe Mag" s'est penché sur la question.

Le maillot jaune britannique Bradley Wiggins, urinant de la dixième étape du Tour de France , le 11 juillet 2012
Le maillot jaune britannique Bradley Wiggins, urinant de la dixième étape du Tour de France , le 11 juillet 2012
Crédit : JOEL SAGET / AFP
Comment les sportifs font-ils pour se soulager en compétition ?
03:04
Comment les sportifs font-ils pour se soulager en compétition ?
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Isabelle Choquet - édité par Thomas Pierre

Ce lundi, pause technique, intéressons-nous aux urines des sportifs. C’est l'Équipe Mag qui se penche sur le sujet avec un dossier au titre facétieux: “Laissons pisser”. Dossier où l’on apprend par exemple que le record du pipi le plus long du monde est de 8 minutes et 47 secondes. 

L'urologue Jonathan Lopater est formel : 'il y a des pathologies où la vessie est ralentie. Des gens qui mettent 8 minutes pour vidanger, cela existe.” La bonne excuse pour le tennisman Tsitsipas, champion des pauses-pipi à rallonge. Même si, selon l’Equipe, le tennis souffre plutôt du syndrome "je vais pisser quand je perds". 

Car l’envie de faire pipi, la vraie, c’est dévastateur, ça détraque tout. Une étude américaine de 2011 le prouve: le besoin très pressant altère autant les fonctions cognitives que le fait de rester éveillé pendant 24 heures d’affilée, ou d'être légèrement pompette

Des effets néfastes sur la performance

La sabreuse Charlotte Lembach l'a appris avec les années: mieux vaut un petit retard avant qu’une grosse fixette pendant. "Quand tu te dis : 'encore 10 touches, il faut que je tienne !', c’est pas terrible. Un pipi peut faire chavirer une compétition." Techniquement, c'est toujours un peu plus compliqué pour les femmes. D'autant qu'elles sont moins bien équipées que les hommes pour se retenir, question de longueur de l’urètre. 

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En revanche, l'inconfort est le même pour tout le monde. Alors on anticipe. sur le Dakar, Cyril Despres avait fait un topo à son nouveau copilote, Mike Horn : dans la voiture, on mange ça, on boit ça, on porte ce casque et ces protections pour personnes âgées. "Il m’a dit 'tu rêves ! je ne mettrai jamais tes couches Pampers !'.” Résultat: 250 km tapant du pied et en bégayant son itinéraire. 

"Schumacher faisait dans sa combi"

C’est encore pire avec les courses en altitude. "En Bolivie, dit Despres, ça pouvait arriver dix fois dans la journée". À moto, il avait pris l’option acrobate. "Dans les zones à 30 ou 50 km/h, je levais la jambe gauche, je la posais sur la selle, avec la main droite j’ouvrais le pantalon, et j’essayais de ne pas arroser la totalité de la moto ou de mes bottes." 

En Formule Un, "on se pose moins de questions", d’après Sebastian Vettel, "au moins un pilote sur deux se laisse aller sur son siège. Hamilton a balancé : "Schumacher faisait dans sa combi à chaque fois que c’était nécessaire". 

Mais parfois, le problème, ce n’est pas de se retenir, mais de faire. En effet, depuis l'enfance on nous serine: on ne fait pas pipi dans sa culotte. En plus le corps a du mal à vidanger dans le mouvement. D’où le souci du pilote Matthieu Baumel : "Une fois, on avait dix minutes à rouler en ligne droite à 50km/h, alors je me suis mis à l’extérieur de la voiture, j’ai sorti tout le machin, mais je n’ai jamais réussi."

Boxeurs, nageurs... Chacun sa technique

Difficile aussi avec des gants de boxe. En 2003, alors qu’il s’apprête à monter sur le ring pour affronter Evander Holyfield, le boxeur James Toney fait comprendre à son coach que ça urge. Sauf que ses gants ont été visés par l’arbitre, interdit de les retirer.  Alors c'est le coach qui a plongé les mains dans le short de son poulain. À la guerre comme à la guerre.

Les nageurs, eux, sont comme des poissons dans l'eau. Pipi dans l'eau, "entre cinq et six fois en trois heures d’entraînement", selon Amaury Leveaux. Les marathoniens emportent des bouteilles vides, bouteilles de lait de préférence, le goulot est plus large. Mais quand les footballeurs et les rugbymen doivent se soulager sur le terrain, là c’est moins discret, et les photographes se régalent.

Comme avec Fabien Barthez, qui avait sorti le matos à l’ancienne, dans la surface de réparation. C'est culte! On en a même fait des T-shirts ! Petit coin et grandes histoires... A lire dans le dossier de l'Equipe Magazine.

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