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"Paris est Têtu" : à quoi ressemblera le premier "festival militant" du magazine LGBTQ+ ?

INTERVIEW - Le directeur de la rédaction de "Têtu", Romain Burrel, explique pourquoi le festival qu'il organise ce week-end des 21 et 22 septembre est plus qu'un énième rendez-vous musical estival.

Le festival du magazine Têtu se déroulera le week-end des 21 et 22 septembre à l'hippodrome d'Auteuil (Paris).
Le festival du magazine Têtu se déroulera le week-end des 21 et 22 septembre à l'hippodrome d'Auteuil (Paris). Crédit : Paris est Têtu/Capture
Marie Zafimehy
Marie Zafimehy

Kiddy Smile, Hyphen Hyphen ou encore Voyou. Le programme du festival "Paris est Têtu" organisé le week-end des 21 et 22 septembre par le célèbre magazine LGBT+ a de quoi séduire. Mais plus qu'un rendez-vous musical, il s'agit de faire de l'événement qui se déroulera à l'hippodrome d'Auteuil (Paris), un véritable "festival militant" assure le directeur de la rédaction de Têtu, Romain Burrel.

Alors qu'en 2019 les témoignages d'agressions homophobes et transphobes se sont multipliés et que les débats autour de l'ouverture de la Procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes s'ouvrent le 24 septembre prochain, "Paris est têtu" se veut un "espace de fête sûr et sécurisé" où la communauté LGBTQ+ et ses alliés peuvent se réunir et "respirer un peu".

Tout en profitant du beau temps qui sera au rendez-vous ce week-end. "C'est la dernière occasion de terminer la saison au soleil, et de se retrouver ensemble avant le tunnel de l'automne", résume Romain Burrel à RTL.fr.

De la musique engagée

L'idée du festival remonte au jour où Romain Burrel a repris le magazine pour le remettre sur pied. Quelques coups de fil passés et les musiciens et musiciennes contactés ont pour la plupart tout de suite accepté de se produire sur scène pour Têtu.

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"Pour eux, c’était important de participer à cette édition : ils aiment le média, ils sentaient que c’était le moment de faire exister leur musique dans un festival militant, de vivre un moment de communion avec le public composé de personnes LGBT+, mais aussi d'alliés (les personnes qui ne font pas partie de la communauté LGBT+ mais qui soutiennent activement sa cause, NDLR)."

La musique est au cœur de la lutte LGBTQ+

Romain Burrel, directeur de la publication de "Têtu"
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Les groupes et artistes qui se produiront lors du festival sont pour la plupart connus pour leur engagement. À l'exemple de Kiddy Smile, DJ star ouvertement queer et grand défenseur des minorités ou Hyphen Hyphen dont la musique est une ode aux membres de la communauté LGBTQ+

"La musique est au cœur de la lutte LGBTQ+, souvent les paroles des morceaux sont nos premiers compagnons pour nous faire comprendre qui on est, et qu'on est peut-être un peu différent", raconte le directeur de la rédaction de Têtu.

Un événement politique

Plus qu'un événement musical, le festival sera "un forum de rencontre" dont le marrainage et le parrainage ont respectivement été confiés à l'actrice Marina Foïs et le chanteur Philippe Katerine. "Ce sont deux artistes qui sont des alliés, explique Romain Burrel, ils symbolisent cet esprit d'ouverture et de fête."

Pour se rendre au festival, il faut compter 65 euros pour un pass deux jours, et 36 euros pour le billet une journée. L'argent récolté servira à faire vivre Têtu, explique Romain Burrel. "Mais au-delà de ça, on s'est dit que ce festival devait servir à quelque chose : faire émerger des beaux projets."

Pour cela, Têtu s'est associé à la plateforme Ulule. "Le samedi, des personnes viendront pitcher des projets qui viennent en aide à la communauté LGBTQ+. Ils et elles pourront ensuite obtenir un financement et mettre en place une campagne de financement participatif." Parmi les idées : des livres, ou des associations par exemple.

À terme, le festival se veut un véritable lieu de débat politique autour de la communauté LGBTQ+. Romain Burrel se projette déjà aux possibles éditions prochaines : "Et pourquoi pas challenger les futurs candidats et futures candidates à la présidentielle autour de ces sujets-là ?"

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