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VIDÉO - "On n'est pas couché" : "Les populations ont une capacité à encaisser les coups", dit Thomas Porcher

L'économiste est revenu sur le plateau de Laurent Ruquier sur les conséquences de la crise financière de 2008. Selon lui, on a reproché aux populations de créer de la dette pour renflouer les banques et enrichir les plus fortunés.

Thomas Porcher, sur le plateau de "On n'est pas couché"
Thomas Porcher, sur le plateau de "On n'est pas couché" Crédit : Capture d'écran
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Nicolas Scheffer

L'économiste Thomas Porcher était invité de l'émission de Laurent Ruquier, samedi 29 février. Sur le plateau d'On n'est pas couché, le membre du groupe Les Économistes atterrés a développé la thèse de son dernier livre, Les Délaissés, édité par Fayard.

Selon lui, "les populations en Europe et aux États-Unis, et même partout dans le monde, ont une capacité à encaisser les coups qui est impressionnante", explique-t-il. 

"En 2008, on a eu une crise du capitalisme financier et libéral. Normalement, à chaque crise, il y a un changement du mode de régulation du fonctionnement de l'économie", poursuit le professeur d'économie. 

Ce sont les populations qui en paient le prix, selon Porcher

Il cite en exemple la crise pétrolière de 1970 et l'avènement de courants libéraux. Mais après la crise du capitalisme financier, l'Europe n'a pas changé de fonctionnement de l'économie. "On a été encore plus loin dans la logique libérale. Toutes les banques ont failli tomber. 

C'est le contribuable qui a renfloué les banques, ce qui a augmenté les dettes partout dans le monde. Comme c'était plus dur de remettre en cause le système financier, on a inventé une fable selon laquelle ce sont les populations qui vivent au-dessus de leurs moyens. On leur a dit que s'il y avait trop de dette, c'était parce qu'il y avait trop de protection sociale et trop de dépense publique", poursuit-il.

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Selon Thomas Porcher, "la patronat a réussi à exiger dans tous les pays d'Europe des lois sur le travail pour fragiliser les salariés puis les 1 % les plus riches ont réussi à obtenir des baisses de fiscalité supplémentaires. Dans le même temps, les populations sont plus pauvres qu'il y a 10 ans", insiste l'essayiste. 

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