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"Il nous manquera infiniment" : qui était l'influenceur Lhabib Lewis s'est donné la mort à l'âge de 20 ans ?

Les proches du jeune homme ont annoncé sa disparition vendredi. Cet influenceur de 20 ans, qui comptabilisait plus de 125.000 abonnés sur TikTok, évoquait régulièrement ses troubles de santé mentale.

Plusieurs applications des réseaux sociaux tel que X, Facebook, Tiktok

Crédit : Michael M. Santiago / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Il avait réussi à fédérer des dizaines de milliers d'abonnés. Lhabib Lewis, jeune influenceur français, s'est ôté la vie à l'âge de 20 ans. Sa famille a annoncé sa disparition vendredi 31 juillet dans le cadre de la mise en ligne d'une cagnotte. 


"C'est avec une immense tristesse que nous vous annonçons le décès de notre bien-aimé, Lhabib", écrivent ses proches. "Lhabib était une personne profondément généreuse, bienveillante et pleine de vie. Il aimait sa famille de tout son cœur et a toujours été présent pour ceux qu'il aimait (...) Il nous manquera infiniment."

Un portrait de Lhabib Lewis, publié sur Instagram en mai 2025

Crédit : Capture d'écran Instagram - @iamlhabib

Selon Le Parisien, qui dévoile l'information, Lhabib Lewis avait commencé à publier du contenu sur la plateforme Musical.ly, ancêtre de TikTok sur laquelle les utilisateurs diffusaient des vidéos de play-back. Par la suite, le jeune homme s'est mis à publier des vidéos dans lesquelles il mettait en scène sa propre vie. Si TikTok, où il publiait sous le pseudonyme @iamlhabib, constituait le cœur de son activité – plus de 125.000 abonnés – , il avait également réussi à fédérer sur Instagram où il comptabilisait 28.000 fidèles. 

Des troubles de santé mentale assumés

Lhabib Lewis était très transparent sur ses troubles de santé mentale. "J'ai été diagnostiqué dépressif à l'âge de 14 ans, borderline à l'âge de 16 ans et bipolaire à 17 ans", confiait-il dans une interview pour la chaîne YouTube Pluriel, en 2024. Il y évoquait également ses tendances suicidaires. 

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En outre, le jeune homme ouvertement bisexuel se disait victime d'un acharnement homophobe sur les réseaux sociaux. "Je reçois beaucoup d’insultes quand je fais des lives, c’est littéralement que des insultes", dénonçait-il dans le podcast Histoires singulières. Son frère Ézékiel Lucas, conseiller municipal délégué à Lille, dénonce un "cyberharcèlement" dans les colonnes du Parisien. "Les gens s’attaquaient à sa foi, à sa sexualité, à ce qu’il était (...) (Il) avait déposé des mains courantes et des plaintes plusieurs fois, il avait lancé des démarches, mais nous n'avons jamais eu de nouvelles."

"Lhabib avait déjà fait plusieurs tentatives de suicide, et sa communauté le sait", poursuit-il. "Quand il faisait des tentatives, les gens étaient vite au courant, parce qu’il ne donnait plus de nouvelles." Il appelle à un sursaut collectif : "Il faut parler, dénoncer les harceleurs, parler de sa santé mentale. Il faut (que les jeunes) aillent consulter s'ils pensent qu'ils ne vont pas bien."

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