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Jacques s'est séparé de son smartphone il y a 5 ans. Dans "Un jour, une vie", il explique comment il s'organise pour ne plus dépendre de ce petit outil de poche.
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"Pour moi, ce n'était qu'une expérimentation et j'allais probablement revenir (au téléphone)", affirme Jacques lorsqu'il évoque les débuts de son aventure sans smartphone. Mais l'expérience plaît tellement au journaliste qu'il décide finalement de ne pas faire marche arrière, continuant encore aujourd'hui à vivre de manière "déconnectée". Au micro de Faustine Bollaert, il explique les raisons : "ne pas vivre avec son temps est plutôt signe d'une bonne santé mentale".
Lors des premiers moments de privation, Jacques a pourtant ressenti une forte envie de consulter son smartphone : "Je l'ai cherché dans ma poche, je ne l'ai pas trouvé. Il y a eu des éléments chimiques en moi qui se sont manifestés, que je ne peux pas expliquer (...) C'est un petit manque. Ce n'est pas violent, mais ça a duré quelques secondes", développe-t-il. Le journaliste a pris sur lui, et a observé dès les premiers jours de nombreux avantages à l'arrêt du téléphone portable.
"Sur le sommeil, l'impact est immédiat", assure Jacques, dont les nuits sont devenues de plus en plus longues et réparatrices. Le journaliste assure aussi que sa capacité de concentration s'est grandement améliorée : "Je ne lisais plus pour mon plaisir, et là, j'ai recommencé à lire des romans". Il tient également à souligner les échanges bien plus intéressants avec ses amis sans écran à proximité : "Quand il y a un smartphone sur la table, la conversation est beaucoup moins qualitative que quand il n'y en a pas".
Mon temps libre a commencé à s'étendre, il n'était plus gaspillé devant les écrans
Jacques, qui s'est séparé de son smartphone depuis 5 ans
Et Jacques l'affirme : aujourd'hui, il dégage beaucoup plus de temps pour lui : "Mon temps libre a commencé à s'étendre, il n'était plus gaspillé devant les écrans", confie-t-il à Faustine Bollaert. Le journaliste a tout de même dû trouver des solutions pour compenser l'absence de certains outils numériques comme les GPS : "Il ne faut pas sortir en mode improvisation. Il faut être organisé (...) Je me suis racheté un plan. Il faut trouver le restaurant avant, anticiper, noter l'adresse", détaille-t-il.
Se priver d'un smartphone, c'est également ralentir la communication avec ses amis et sa famille. Un changement qui a beaucoup ennuyé l'entourage de Jacques : "Ce qui était pénible, c'est le regarde des autres (...) Les gens ne comprennent pas qu'on n'est plus disponible", explique-t-il. Le journaliste utilise tout de même un "dumbphone", un téléphone sans Internet qui lui permet uniquement d'appeler et de recevoir des SMS.
Même si administrativement, Jacques connaît encore des complications pour réaliser certaines démarches, il n'échangerait pour rien au monde sa vie actuelle avec celle d'avant : "Je suis quelqu'un qui a 253 idées à la minute. Le problème, c'est que quand j'avais Internet au bout du pouce, je ne prenais pas le temps de réfléchir à ces idées (...) Aujourd'hui, je fais mieux mes choix de création. Je prends le temps de me dire "c’est une mauvaise idée, ça n’a aucun sens". Et je prends le temps de ruminer des bonnes idées".
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