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La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, s'exprime lors d'une conférence de presse à Paris le 12 mai 2026 afin de faire le point sur la situation concernant le hantavirus
Crédit : Thomas SAMSON / AFP
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Aider les jeunes à accéder plus vite aux professionnels de santé. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé ce mardi 2 juin sur Franceinfo la volonté du gouvernement de mettre en place une mesure afin de détecter précocement les problèmes de santé mentale.
Chaque jeune sera ainsi "repéré" par des médecins ou des infirmiers scolaires, des enseignants et des directeurs de l'Éducation nationale et bénéficiera d'un "coupe-file pour avoir rendez-vous dans les 24 - 48 heures" avec un "psychologue, psychiatre ou pédopsychiatre qui pourra le prendre en charge".
Dans les cas où c'est l'enseignant ou le directeur qui détecte, et qu'il n'y a pas de soignant dans l'établissement, "il y aura une organisation sur le territoire des professionnels de santé entre eux", de manière à "libérer des créneaux pour de l'urgence", a-t-elle précisé.
Depuis plus d'un an, la santé mentale est officiellement "grande cause nationale". Cette promesse est-elle tenable ? "Je connais l'état du système de santé" notamment le manque de médecins, a répondu la ministre de la Santé. "Quand on repère des troubles psychiatriques plus tôt, on évite des hospitalisations. Donc nous avons à faire cette bascule", a-t-elle avancé.
POLITIQUE - La santé mentale grande cause nationale, mais que proposent les politiques ?
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"Il y a de plus en plus de situations dégradées avec des événements graves, mais de moins en moins de médecins scolaires", a indiqué Jocelyne Grousset, cosecrétaire du syndicat de médecins scolaires SNMSU-UNSA Éducation à l'AFP. Elle prévient contre le risque "d'engorger" les médecins par un mauvais adressage.
Les professionnels de santé du territoire devront "s'organiser entre eux" de manière à "libérer des créneaux" pour ces "urgences", a précisé Stéphanie Rist. Cependant, le fonctionnement exact de ce dispositif reste à préciser.
La ministre de la Santé a aussi évoqué sur Franceinfo vouloir mettre fin aux pratiques de contention dans les établissements psychiatriques d'ici 2030. Il s'agit d'une pratique où les patients hospitalisés sont physiquement entravés.
"Nous devons nous engager à ce zéro contention" pour garantir "la dignité humaine" et parce que la contention peut entraîner des troubles mentaux "encore plus forts", a-t-elle expliqué, sans donner plus de détails sur les modalités. "On initie les travaux", a-t-elle indiqué lors d'un point à la presse.
Grâce à la grande cause, "on parle beaucoup plus de la santé mentale et mieux", a souligné auprès de l'AFP la psychiatre Rachel Bocher, co-signataire de la tribune du Monde. Mais "ça ne suffit pas: les mots ne suffiront pas à guérir les maux."
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