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La santé mentale est la grande cause nationale du gouvernement.
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C'est la grande cause nationale de l'année : la santé mentale. Aujourd'hui, 15% des lycéens et collégiens présentent des risques de dépression. Les hospitalisations pour tentatives de suicide des adolescents ont bondi de plus de 100% depuis le Covid.
Une enquête sanitaire, menée en 2024 auprès de 11.400 élèves du secondaire et publiée mardi par Santé publique France (SpF), montre que deux lycéens sur dix disent éprouver une souffrance psychique sévère, avec des pensées suicidaires.
Les données sont alarmantes. Près de 20% des lycéens déclarent avoir eu des "pensées suicidaires" pendant les 12 derniers mois et les "tentatives de suicide déclarées au cours de la vie" ont concerné 15% d'entre eux, un chiffre en hausse.
Il ressort toutefois qu'environ huit collégiens et lycéens sur dix se perçoivent en "bonne" ou "excellente" santé. Mais "les formes les plus sévères de souffrance psychique persistent chez une partie des adolescents", constate Santé publique France. L'étude note que près d'un lycéen sur cinq a un "risque important de dépression" lié à un manque d'énergie, des difficultés de concentration, ou encore un sentiment de découragement.
Par ailleurs, les indicateurs de santé mentale des filles sont "systématiquement moins favorables" que ceux des garçons, "avec des écarts qui s'accentuent au cours du secondaire". Face à l'urgence de la situation, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a promis ce mardi matin un système de "coupe file" pour obtenir un rendez-vous pour les lycéens et collégiens en souffrance.
Le principe ? Si un adolescent présente à l'école des symptômes inquiétants, comme une violente crise d'angoisse ou s'il tient un discours suicidaire, le médecin scolaire ou l'infirmière peut tout de suite lui trouver un rendez-vous médical dans les 24 à 48 heures, dans un service psychiatrique, chez un pédopsychiatre ou bien auprès d'un médecin scolaire.
Une bonne idée sur le papier, mais qui se heurte à la réalité du manque de soignants. "Le problème, c'est qu'on n'est même pas 500 sur l'ensemble de la France et qu'en effet, il y a plein de territoires où il n'y a plus de médecins scolaires. Donc, on ne peut pas garantir de recevoir un élève dans les 24 à 48 heures. On fait de notre mieux, mais ça n'est pas applicable", alerte la docteure Agnès Bernard-Breillat, médecin scolaire et membre du syndicat SNMSU.
Le constat est le même du côté des pédopsychiatres. Pas assez nombreux, 27 départements n'en disposent d'aucun. Ils ne sont que 437 sur toute la France. Les médecins redoutent même un effet contre-productif. Ils craignent que tous ces rendez-vous à dégager en urgence ne viennent emboliser tout le secteur de la pédopsychiatrie qui est déjà sous l'eau.
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