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Harcèlement sexuel : James Franco poursuivi par d'anciennes élèves

L'acteur américain est accusé d'harcèlement sexuel par d'anciennes élèves de son école de théâtre.

James Franco arborant un pin's "Time's Up"
James Franco arborant un pin's "Time's Up" Crédit : Getty
Maria Aït Ouariane

En janvier 2018, lors des Golden Globes James Franco avait arboré un pin's "Time's Up", s'affichant ainsi en allié du mouvement fondé en réponse à l'affaire Weinstein. Ce jour-là, alors qu’il était célébré pour le prix du "Meilleur Acteur de Comédie" pour son rôle dans The Disaster Artist, James Franco a provoqué la colère de plusieurs femmes. "C'était comme une gifle en pleine face", avait confié Sarah Tither-Kaplan. 

L'ancienne étudiante de l'école de théâtre fondée par James Franco, est l'une des cinq femmes ayant accusé ensuite l'acteur de harcèlement sexuel dans les colonnes du Los Angeles Times. Ce dernier avait alors répondu aux accusations en déclarant : "Si j'ai fait quelque chose de mal, je le réparerai."

Ce jeudi 3 octobre, deux ans après ces accusations, le site spécialisé Hollywood Reporter, rapporte que Sarah Tither-Kaplan et Toni Gaal ont lancé un recours collectif au nom de toutes les anciennes étudiantes de l'école de James Franco. 

Une "culture d'exploitation des femmes non-célèbres"

Studio 4 est une école qui, selon les deux femmes, ne servait qu'à "créer un flux continu de jeunes femmes à objectiver et exploiter". Elles portent plainte contre l'acteur, mais également contre sa société de production RabbitBandini Production, le co-fondateur de l'école, Vincent Jolivette  et Jay David, le directeur général. 

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Les plaignantes affirment que James Franco a poussé des étudiantes à tourner des scènes explicites de nu, de sexe, et "à repousser les limites" en échange d'opportunités de carrière. L'acteur aurait interdit à ses étudiantes de porter des protections au vagin pendant des scènes de sexe oral et se mettait en colère si les jeunes femmes refusaient de se mettre topless. Pour Sarah Tither-Kaplan, James Franco a favorisé l'instauration d'une "culture d'exploitation des femmes non-célèbres".

L'avocat de l'acteur a répondu au Hollywood Reporter en déclarant : "Ce n’est pas la première fois que l’on entend parler de ces accusations, qui ont été discréditées. Nous n’avons pas pu consulter cette plainte infondée en profondeur (...). James se défendra, mais il poursuivra aussi les plaignantes et leurs avocats pour cette plainte diffamatoire faite par des personnes en recherche de publicité." 

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