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Netflix : "The Punisher", une saison 2 qui ne tient pas toutes ses promesses

NOUS L'AVONS VU - Un an après ses aventures, Frank Castle est de retour pour un road-trip sanglant. Cette fois-ci, il n'est plus vraiment question de vengeance, mais de protection.

La saison 2 de "The Punisher" est disponible sur Netflix dès le 18 janvier 2019
La saison 2 de "The Punisher" est disponible sur Netflix dès le 18 janvier 2019
Crédit : Cara Howe/Netflix
Capucine Trollion
Capucine Trollion

Frank Castle est de retour dans The Punisher et il est loin de prendre sa retraite. Un an après sa première aventure solo diffusée sur Netflix, le Punisher s'offre 13 nouveaux épisodes sanglants et brutaux, disponibles le 18 janvier 2019.

Après avoir découvert les assassins de sa famille et mis en lumière un immense complot, que peut faire le Punisher ? Reste-t-il un tueur ou arrivera-t-il à trouver le chemin de la rédemption ? Le réalisateur Steven Lightfoot garde ces deux questions en fil rouge (voire sanguinolent) au long de ces épisodes, parfois inégaux en rythme et intérêts scénaristiques.

La saison 2 démarre par l'arrivée de Frank dans un bar, comme on peut trouver le long des immenses routes perdues du Midwest américain. Entre concert de blues et pintes de bières, Frank s'amourache de Beth (Alexa Davalos), qui semble lui offrir un havre de paix. C'est sans compter sur l'arrivée d'Amy (Giorgia Whigha), adolescente poursuivie par une bande de tueurs et de tueuses expérimentés. Démarre alors pour le surprenant duo une course jonchée de cadavres. 

Des scènes de violence, trop souvent, poussées à l'extrême

Vous l'aurez compris en regardant la bande-annonceFrank Castle devient l'ange de la Mort d'Amy. Une mission qui lui permet d'endosser le costume de "héros" et de satisfaire sa soif de violence. Les épisodes jonglent entre ces deux identités du Punisher, malheureusement à grands renforts de scènes brutales poussées à l'extrême.

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De longues minutes, de violence qu'on pourrait qualifier de gratuite, où l'hémoglobine dégouline et les os se brisent dans tous les sens. La saison 1 avait déjà son lot de moments comme ceux-ci et on aurait pu se passer certaines scènes de bagarre, qui en soi, ne font pas vraiment avancer l'histoire. 

Mais, une intrigue qui parvient à surprendre

Frank et Amy, unis contre la Mort
Frank et Amy, unis contre la Mort
Crédit : Cara Howe/Netflix

Si les premières minutes de l'épisode 1 ne vous intrigueront pas (Frank et Beth se rapprochent, flirtent, mangent des pancakes), tout le mystère qui entoure Amy et le contenu de son sac à dos réveillera votre intérêt. Pourquoi cette adolescente se retrouve poursuivie par une mystérieuse secte ? Qui est vraiment John Pilgrim ? Et comment Frank compte-t-il la sauver ? 

Cette seconde saison a l'opportunité d'explorer une histoire de Frank qu'on ne lit pas dans les comics du Punisher. Certains pourront même faire un parallèle de la relation Frank-Amy avec celle de Wolverine-Laura dans Logan (les super-pouvoirs en moins) : le tueur fatigué, qui tente d'éviter sa nature violente, mais qui décide de prendre sous son aile, une fille bien plus badass qu'elle n'y paraît. 

On retrouve aussi le personnage de Billy Russo / Jigsaw, le frère ennemi de Frank Castle laissé pour mort à la fin de la saison 1. Le visage complètement lardé de cicatrices, l'ancien militaire prépare sa vengeance. Moins charismatique que Cottonmouth (Luke Cage), ni aussi machiavélique que le Caïd (Daredevil), Jigsaw est en réalité vaniteux et narcissique, Une sorte de caricature du méchant, qui pousse à l'extrême ses crises de colère.

Et un Jon Bernthal toujours impeccable

Jon Bernthal incarne le Punisher sur Netflix depuis 2016
Jon Bernthal incarne le Punisher sur Netflix depuis 2016
Crédit : David Giesbrecht/Netflix

Comme pour la saison 1, la saison 2 doit beaucoup au talent de Jon Bernthal. Il passe du jeu du survivant hanté à celui de la machine à tuer avec facilité, avec conviction et sans jamais surjouer.

S'il dessert rarement la mâchoire pour articuler, Jon Bernthal fait passer toute la puissance et la dualité du personnage dans son regard. Déterminé, tourmenté, brisé, affectueux, Frank Castle offre une immense palette d'émotions tout au long des épisodes. Un étonnant mélange de bestialité et de fragilité, qui avait réussi à convaincre les fans dans la saison 1.

Si cette saison 2 pêche souvent sur le scénario, elle possède quelques bons atouts. 13 épisodes, c'est un peu trop long pour la nouvelle mission de Frank, qui laisse toujours autant de cadavres derrière lui. The Punisher montre un personnage rongé par ses démons, mais qui tente, du mieux qu'il peut, de trouver sa place loin des violences qu'il a toujours connu sur un champ de bataille et sa propre maison. Reste maintenant à savoir si la série se poursuivra avec une saison 3, ou sera annulée comme ses consœurs DaredevilThe DefendersLuke Cage et Iron Fist.

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