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Moselle : Afyren, l'usine qui se passe du pétrole grâce à la betterave

Une usine toute neuve et unique au monde a été inaugurée à Saint-Avold en Moselle. Afyren produit des bio-acides utilisés dans l'alimentation ou la cosmétique à partir de résidus de betterave, en remplacement de milliers de tonnes de pétrole.

les ballots de pulpe de betterave patientent au pied des colonnes de distillation de l'usine Afyren de Saint-Avold (Moselle)
les ballots de pulpe de betterave patientent au pied des colonnes de distillation de l'usine Afyren de Saint-Avold (Moselle)
Crédit : Samuel Goldschmidt
Samuel Goldschmidt

La bioraffinerie Afyren inaugurée en Moselle produira 16.000 tonnes de bio-acides par an à partir de sous-produits de la betterave sucrière, remplaçant ainsi des dizaines de milliers de tonnes de pétrole. Ces acides (butiriques, propioniques, valériques...) sont utilisés dans les industries alimentaires ou cosmétiques et sont produits d'ordinaire à partir du pétrole. 

Afyren a mis au point après 10 ans de recherches une méthode d'extraction de ces acides à partir des sous-produits de la betterave sucrière. L'usine utilise plusieurs milliers de tonnes de pulpe et de mélasse de betterave, les déchets issus de la transformation en sucre, pour les mélanger dans d'immenses digesteurs. Des bactéries naturelles transforment les nutriments résiduels en acides qui sont ensuite séparés, purifiés et distillés. 

L'usine produira 16.000 tonnes de ces produits par an, ainsi que 23.000 tonnes d'engrais (les restes du digestat après extraction des acides), le tout sans consommer d'eau et en divisant pas 5 les émissions de Co2 par rapport aux produits équivalents sur le marché.

L'implantation à Saint-Avold, en Moselle, permet de diminuer l'empreinte carbone du transport des matières premières car la majorité de la production européenne de betterave sucrière est dans un rayon de 250 kilomètres. 60 emplois ont été créés pour faire fonctionner l'usine ; l'entreprise cherche à en construire de semblables en Amérique du Nord et en Asie.

Jérémie Pessot, chimiste et cofondateur d'Afyren, tient dans ses mains des échantillons de pulpe et de mélasse de betterave sucrière
Jérémie Pessot, chimiste et cofondateur d'Afyren, tient dans ses mains des échantillons de pulpe et de mélasse de betterave sucrière
Crédit : Samuel Goldschmidt
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