1. Accueil
  2. Actu
  3. Tech
  4. Mars : ce que l'on sait du mystérieux nuage de 1.800 km de long
2 min de lecture

Mars : ce que l'on sait du mystérieux nuage de 1.800 km de long

Détecté sur la planète Mars dans les années 70, ce curieux nuage long de 1.800 kilomètres commence à révéler ses secrets.

L'intriguant nuage (visible sur le bas de Mars) mesure quelque 1.800 kilomètres.
L'intriguant nuage (visible sur le bas de Mars) mesure quelque 1.800 kilomètres.
Crédit : Handout / EUROPEAN SPACE AGENCY / AFP
Marie Gingault & AFP

Un nuage, long de quelque 1.800 km, intrigue les scientifiques depuis qu'il a été détecté sur la planète Mars dans les années 70. Ce dernier apparaît quotidiennement pendant plusieurs mois, à partir d'un des plus grands volcans de la planète rouge. Aujourd'hui, les chercheurs commencent à comprendre son origine.

Photographié par une sonde russe il y a plus de 40 ans et repéré par les instruments de la sonde européenne Mars Express en septembre 2018, son observation était délicate en raison de sa localisation : un endroit de la planète où les instruments de la sonde ne pouvaient l'observer que sur de très courtes périodes.

L'équipe étudiant les nuages de Mars a trouvé une astuce : utiliser "un outil secret de Mars Express", une caméra de surveillance visuelle appelée "VMC", explique Jorge Hernandez Bernal, de l'Université du pays basque à Bilbao, dans le communiqué de l'Agence spatiale européenne (ESA).

Un nuage composé d'eau

Si cet outil a une résolution équivalente à celle d'une vulgaire webcam, elle a, à la différence des instruments scientifiques beaucoup plus sophistiqués de la sonde, "un grand champ de vision", explique M. Bernal, qui a co-signé une étude sur le sujet dans la dernière livraison du Journal of Geophysical Research. De plus, elle "est bien adaptée au suivi de l'évolution d'un phénomène", ajoute-t-il.

À lire aussi

Ainsi, l'observation a révélé que pendant plusieurs des douze mois terriens que durent le printemps et l'été martiens, le nuage se forme chaque matin sur le flanc intérieur du volcan Arsia Mons, avant le lever du soleil. 

Formé d'une vapeur d'eau de glace, il s'élève alors avec les premiers rayons jusqu'à une quarantaine de kilomètres d'altitude, bien au-dessus des quelque 17 km où culmine l'ancien volcan. Là, des vents d'altitude l'étirent vers l'ouest à une vitesse atteignant 600 km/h, jusqu'à 1.800 km de là. Le phénomène ne dure pas plus de deux heures et demie, avant de s'évanouir sous les rayons solaires.

Les observations de la "VMC" ont été rapidement relayées par celles de la caméra stéréoscopique à haute résolution (HRSC) et par le spectro-imageur français OMEGA. Ce dernier "a permis de donner la composition du nuage : de l'eau", indique Brigitte Gondet, de l'Institut d'astrophysique spatiale de l'Université de Paris-Saclay. Grâce à ses observations, "VMC" a depuis été promue au rang d'instrument scientifique.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/