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Curious Cat, la nouvelle application où les adolescents échangent leurs secrets

Les chats ont envahi cette plateforme de discussion destinée aux jeunes adolescents et créée par deux cousins de 18 ans. Derrière les confidences, le risque du harcèlement.

Un chat pose devant un ordinateur lors d'un concours en 2007 à New-York.
Un chat pose devant un ordinateur lors d'un concours en 2007 à New-York.
Liselotte Mas

Dernier né dans le monde des applications de chat : Curious Cat. Derrière ce nom un peu régressif, un principe assez simple. Depuis leur compte Twitter, les internautes accèdent à une plateforme où ils peuvent contacter de façon anonyme - ou non - d'autres personnes inscrites sur le site. Ils peuvent poser des questions ou laisser un message.

L'interface repose globalement sur le même principe que ask.fm, avec quelques fonctionnalités supplémentaires, notamment un chat. Et les chats - à quatre pattes - sont omniprésents sur le site, sous forme détournée avec des montages psychédéliques, très à la mode

À 18 ans, deux cousins lancent le site en avril 2016 après une semaine de codage. Depuis, le succès est au rendez-vous avec 300.000 profils créés et 3 millions de visiteurs uniques. Les pays les plus touchés par le phénomène sont, selon les créateurs, l'Argentine, l'Espagne, le Brésil et les États-Unis. 

Anonymat sur internet = harcèlement ?

La page Foire aux questions du site croule sous les demandes d'identifications des adresses IP.
La page Foire aux questions du site croule sous les demandes d'identifications des adresses IP.

Mais le site ask.fm, qui repose lui aussi sur l'anonymat et un public très jeune, avait fait polémique en 2013 après le suicide d'une jeune fille au Royaume-Uni, moquée et menacée de mort sur le réseau. Le principe de l'anonymat avait alors posé question, soupçonné de favoriser la violence verbale sur Internet.

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Sur Curious Cat, la foire aux questions croule sous les demandes d'identification d'adresses IP qui permettent d'identifier les auteurs des messages malgré l'anonymat. Les utilisateurs se disent humiliés, harcelés voire menacés de mort, ce à quoi les deux jeunes cousins répondent qu'ils ne dévoilent l'adresse IP qu'à la demande de la police. 

Les modérateurs sont catégoriques : la fin de l'anonymat n'arrive qu'avec la police
Les modérateurs sont catégoriques : la fin de l'anonymat n'arrive qu'avec la police

Les deux jeunes de 18 ans ont aussi mis en place un système de filtre, appelé "filtre de vulgarités", qui permet à un utilisateur de demander à l'équipe de vérifier chacun des messages anonymes laissés sur sa page. Les modérateurs vérifient donc chaque message et suppriment ceux qu'ils jugent insultants. Seul hic, l'attente entre la réception du message et sa validation peut durer plusieurs heures, vu la taille de l'équipe.

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