2 min de lecture

Julio Iglesias accusé d'agressions sexuelles : pourquoi la plainte a-t-elle été classée ?

Deux anciennes employées de la star ont porté plainte en Espagne le 5 janvier, assurant avoir été victimes d'agressions sexuelles et de harcèlement sexuel de la part de Julio Iglesias, aujourd'hui âgé de 82 ans. Ce vendredi, le parquet a classé sans suite la plainte "pour défaut de juridiction des tribunaux espagnols", notamment en matière territoriale.

Julio Iglesias reçoit un prix en Espagne, en décembre 2011.

Crédit : Javier SORIANO / AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

La plainte pour agressions sexuelles contre le chanteur Julio Iglesias, superstar mondiale des années 1970 et 1980, a été classée ce vendredi 23 janvier 2026, le parquet estimant que la justice espagnole est incompétente pour juger de faits qui se seraient déroulés aux Bahamas et en République dominicaine. 

Le parquet a classé sans suite la plainte "pour défaut de juridiction des tribunaux espagnols", notamment en matière territoriale, selon le document du ministère public consulté par l'AFP. 

Deux anciennes employées de la star ont porté plainte en Espagne le 5 janvier, assurant avoir été victimes d'agressions sexuelles et de harcèlement sexuel de la part de Julio Iglesias, aujourd'hui âgé de 82 ans. L'une d'entre elles a aussi décrit aux médias ayant révélé l'affaire des faits pouvant être qualifiés de viols.  

Pourquoi la plainte a été classée ?

Selon le parquet de l'Audience nationale, la juridiction spécialisée dans les affaires sensibles dont le siège est à Madrid, les victimes n'étant pas espagnoles et n'habitant pas en Espagne, la personne accusée ne vivant pas non plus sur le territoire espagnol et les faits ne s'étant pas produits en Espagne, la justice espagnole ne peut pas être compétente. 

À lire aussi

Elle ne pourrait l'être que si le pays "où les faits ont eu lieu ne peut pas ou ne veut pas enquêter, ce qui n'a pas été démontré ici", est-il ajouté dans le document. 

Le conseil avait fait valoir que les éventuels délits devaient être "poursuivis sur le lieu de (leur) commission" et qu'il n'était "pas possible non plus qu'il soit accordé à la victime un droit d'option sur la juridiction qui lui serait la plus commode". 

Les plaignantes veulent poursuivre le combat

Les ONG Amnesty International et Women's Link Worldwide, qui assistent et conseillent les deux plaignantes, avaient expliqué que la plainte avait été déposée en Espagne parce que la législation y était plus favorable dans ce type d'affaires. 

Elles ont qualifié la décision du parquet de "regrettable" et ont assuré que les deux femmes "continueront à se battre pour la justice et auront recours aux voies légales disponibles", selon un communiqué repris par le site elDiario.es, l'un des deux médias ayant révélé l'affaire. 

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info