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"Ça ne va pas marcher à 100%" mais "'il n'y a pas d'autre solution" : sur RTL, la députée EPR Laure Miller défend l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans

Laure Miller, députée EPR qui a déposé un texte sur l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, estime sur RTL "qu'il n'existe pas" d'autre moyen qu'une interdiction pour protéger les plus jeunes des dérives des plateformes.

Laure Miller, députée EPR et rapporteure de la Commission d'enquête sur les effets de TikTok

Crédit : Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Olivier Boy

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Dès la rentrée prochaine, le gouvernement souhaite interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Un texte doit être discuté au Parlement dès ce début d'année 2026. Ce texte, composé de deux articles, compte ainsi interdire 'la fourniture, par une plateforme en ligne, d’un service de réseau social en ligne à un mineur de moins de 15 ans" dès le 1er septembre 2026. 

Mais un autre texte sur l'encadrement des réseaux sociaux avait été déposé à l'Assemblée nationale un mois plus tôt, celui de la députée EPR Laure Miller, rapporteure de la commission d'enquête sur les effets psychologiques de la plateforme TikTok sur les mineurs. Son texte va plus loin que celui de la ministre du Numérique : en plus de l'interdiction des réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans, la députée souhaite mettre en place un couvre-feu numérique entre 22h et 8h pour les 15-18 ans.

"15 ans, c'est l'âge du passage entre le collège et le lycée où les jeunes acquièrent un peu plus d'autonomie, explique-t-elle sur RTL. C'est l'âge aussi qui est préconisé dans le rapport, où le jeune peut faire preuve d'un peu plus à la fois d'autonomie et d'esprit critique sur ce qu'il voit. Il fallait bien fixer un âge il est aussi considéré comme un âge acceptable socialement je pense que si j'arrivais avec une proposition qui était de dire 18 ans beaucoup m'auraient regardé avec des yeux un peu horrifié par une telle proposition. Donc 15 ans c'est acceptable et c'est un peu ce que les professionnels préconisent".

Ça ne va pas marcher à 100%, il ne faut pas faire rêver tout le monde. On le sait, on en a conscience. Mais est-ce qu'aujourd'hui, il existe un meilleur moyen de protéger nos enfants que celui-ci ? Moi, je n'en ai pas trouvé.

Laure Miller sur RTL

Un grand nombre de plateformes pourraient ainsi être concernées par cette interdiction pour les plus jeunes. "Ce qu'on considère comme les réseaux sociaux c'est à la fois les vidéos qui défilent à l'infini, ce qu'on appelle le scrolling qui cause de vraies difficultés ensuite sur le cerveau de nos jeunes, mais aussi le fait d'interagir directement avec des personnes qu'on ne connaît pas spécifiquement. Ce qu'on imagine, c'est évidemment les réseaux sociaux principaux, c'est-à-dire Snapchat, TikTok, Instagram, Facebook, X. Il y a un vrai débat sur WhatsApp parce que de plus en plus, il y a des chaînes et donc vous pouvez suivre des contenus sur WhatsApp".

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L'efficacité d'une telle mesure est parfois remise en question, puisqu'on peut mentir sur son âge déclaratif et même utiliser des photos avec un vieillissement grâce à l'intelligence artificielle pour cacher son véritable âge. "Ça ne va pas marcher à 100%, il ne faut pas faire rêver tout le monde. 
reconnaît Laure Miller. On le sait, on en a conscience. Mais est-ce qu'aujourd'hui, il existe un meilleur moyen de protéger nos enfants que celui-ci ? Moi, je n'en ai pas trouvé. Je crois qu'il n'en existe pas. Je crois qu'il n'y a pas d'autre solution. Par ailleurs, la technologie va évidemment s'améliorer au fur et à mesure et nous permettre de nous améliorer sur le respect de cette interdiction".

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