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Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une conférence de presse dans la salle de presse Brady de la Maison Blanche, le 25 avril 2026.
Crédit : Andrew Leyden / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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La tension est montée d’un cran dimanche 26 avril dans la soirée aux États-Unis. Interrogé après la diffusion du manifeste du suspect, Donald Trump s'est emporté face à une journaliste de l’émission 60 Minutes.
Dans le manifeste du tireur du gala de presse, le suspect l'a accusé notamment d’être "un pédophile, un violeur et un traître". Des accusations que le président a catégoriquement rejetées : "Je savais que vous alliez lire ça, parce que vous êtes des gens horribles. Il a bien écrit ça, mais je ne suis pas un violeur. Je n’ai violé personne. Je ne suis pas un pédophile", a-t-il lancé.
Et d’ajouter : "Vous lisez les propos d’une personne malade. J’ai été associé à toutes ces affaires qui n’ont rien à voir avec moi, j’ai été totalement exonéré. Vos amis d’en face sont ceux impliqués avec Jeffrey Epstein."
Face à la journaliste, Donald Trump s’est emporté : "Vous devriez avoir honte de lire ce genre de choses. Je ne suis rien de tout cela. Vous êtes une disgrâce."
Pendant que la polémique enfle, la procédure judiciaire suit son cours. Le suspect, Cole Thomas Allen, Américain de 31 ans originaire de Torrance en Californie, doit être présenté ce lundi 27 avril devant un juge fédéral à Washington. Il devrait être inculpé de deux chefs d'accusation : pour usage d’arme à feu lors d’un crime violent et pour l’agression d’un agent fédéral.
Dans la soirée du samedi 25 avril, l’homme a tenté de forcer l’entrée du dîner annuel de l’Association des correspondants à la Maison Blanche, organisé dans un hôtel Hilton de la capitale. Armé de deux armes à feu et de plusieurs couteaux, il a franchi un portique de sécurité avant d’être immédiatement interpellé par les agents du Secret Service. Des coups de feu ont été échangés, sans faire de victime grave : un agent touché a été protégé par son gilet pare-balles.
Donald Trump, son épouse Melania Trump et le vice-président JD Vance ont été évacués en urgence.
Jusqu’ici inconnu des autorités, Cole Thomas Allen avait un profil sans antécédents judiciaires. Ancien étudiant en ingénierie dans une université réputée de la côte ouest. Il travaillait à temps partiel comme professeur et développait des jeux vidéo. Ses anciens professeurs d'université le décrivent comme un très bon élève, poli et très investi. On sait aussi qu'il avait contribué financièrement à la campagne de Kamala Harris en 2024 avec un don de 25 dollars.
Selon les enquêteurs, il avait acheté légalement des armes en 2023 puis en 2025. Il aurait rejoint Washington en train depuis Los Angeles, avec une escale à Chicago, possiblement pour éviter les contrôles liés au transport aérien.
Les motivations du suspect se précisent. Quelques minutes avant de passer à l’acte, il a envoyé un manifeste à sa famille. Dans ce document, il s’y décrit comme un "tueur fédéral amical" et a affirmé vouloir viser des responsables de l’administration Trump, "du plus haut rang au plus bas rang" et plus particulièrement au chef d'Etat.
Dans ce manifeste, largement relayé par les médias américains, il a attaqué frontalement Donald Trump, l’accusant d'être un "pédophile, un violeur et un traitre". Le président, qui se trouvait dans la salle au moment des faits, était donc explicitement ciblé selon les autorités.
Le ministre de la Justice par intérim, Todd Blanche, a évoqué des éléments "très préliminaires" mais a confirmé que l’assaillant semblait vouloir s’en prendre à des membres du gouvernement.
La tentative d’attaque a semé la panique parmi les centaines d’invités du gala, contraints de se coucher au sol au milieu de la salle de réception. Donald Trump a réagi en minimisant l’incident, affirmant "ne pas avoir été inquiet" et évoquant "un monde fou".
Cette affaire a ravivé les inquiétudes autour de la sécurité du président américain, déjà visé par une tentative d’assassinat en juillet 2024 lors d’un meeting.
Sur la scène internationale, les réactions se sont multipliées. Ce lundi, l'ancien président Barack Obama a dénoncé sur X une violence "sans place dans la démocratie", tandis que le roi Charles III, attendu ce lundi aux États-Unis pour une visite d’État, s’est dit "soulagé" que Donald Trump soit sain et sauf. La visite a été maintenue.
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