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Endométriose : le test salivaire pour diagnostiquer la maladie, ça marche ou pas ?

L’endométriose touche environ deux millions de femmes en France. C’est une maladie gynécologique complexe, pouvant être difficile à diagnostiquer. Un test salivaire pourrait changer la donne. Le point.

L'endométriose peut provoquer des douleurs sévères.

Crédit : AFP

Un test salivaire pour diagnostiquer l'endométriose : quelle efficacité ?

00:03:32

Un test salivaire pour diagnostiquer l'endométriose : quelle efficacité ?

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Aline Perraudin

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Ce test salivaire, baptisé Endotest a été mis au point par le laboratoire français Ziwig. Il va certainement changer la prise en charge de la maladie. Rappelons déjà ce qu’est l’endométriose. Il s’agit d’une maladie gynécologique chronique et complexe. Pendant les règles, des cellules de la membrane qui tapisse l’utérus migrent en dehors de la cavité utérine et colonisent d’autres organes. La maladie peut provoquer des douleurs sévères, surtout pendant les règles et les rapports sexuels avec souvent un impact négatif sur la qualité de vie.

L’échographie et l’IRM pelvienne sont les examens réalisés pour faire le diagnostic, mais il faut avoir un œil expert pour repérer les lésions, notamment dans les formes débutantes ou superficielles de la maladie. Certaines petites lésions ne sont quasiment pas visibles en imagerie. En France, on estime que le retard de diagnostic est de 7 ans en moyenne. Encore beaucoup de femmes restent avec leurs douleurs sans savoir pourquoi et ne sont pas bien prises en charge.

Quelle est la fiabilité du test ?

Le test salivaire, actuellement expérimenté auprès de femmes dont le diagnostic n’est pas évident, est réalisable par simple prélèvement de quelques gouttes de salive. Le prélèvement est ensuite envoyé au laboratoire et les résultats sont obtenus rapidement, en 10-15 jours. Surtout - c’est le plus important - il est fiable chez les patientes sélectionnées.


"Basé sur l’analyse de la salive, il est précis à 96%, souligne le Pr Pascal Rousset, radiologue aux Hospices Civils de Lyon. C’est ce que montrent les résultats d’une vaste étude qui a été menée auprès de 971 patientes dans 17 centres français. Il peut détecter toutes les formes d’endométriose, y compris la forme superficielle. 

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Actuellement, on évalue précisément son utilité clinique, m’a ajouté le spécialiste. Le test pourrait notamment éviter la coelioscopie diagnostique, un examen chirurgical effectué sous anesthésie générale, dont on peut avoir recours quand les résultats d’imagerie ne sont pas concluants".

Qui peut en bénéficier ?

Pour l’instant, il est disponible sur prescription médicale dans des conditions très encadrées. Une centaine de centres hospitaliers publics ou privés peuvent le proposer à des femmes âgées de 18 à 43 ans, présentant des symptômes évocateurs d’endométriose, alors que les examens d’imagerie sont négatifs ou incertains.

Déjà 2500 femmes se sont vu proposer le test dans une étude nationale. Et jusqu’à 25 000 femmes répondant aux critères vont pouvoir en bénéficier. Le test est pris en charge par l’Assurance maladie dans le cadre du forfait innovation de la Haute Autorité de santé, un dispositif qui permet une prise en charge précoce. L’expérimentation déterminera la généralisation du remboursement. 

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