2 min de lecture
Une chauve-souris (image d'illustration)
Crédit : James Wainscoat / Unsplash
Je m'abonne à la newsletter « Infos »
L'Inde s'efforce de contenir une épidémie mortelle. Cinq cas d'infection au virus Nipah ont été confirmés dans l'État du Bengale-Occidental, à l'est du pays, à la mi-janvier, selon le quotidien britannique The Independent. Depuis, une centaine de personnes ont été placées en quarantaine alors que Nipah est un virus mortel, pour lequel il n'existe aucun traitement ni vaccin.
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Nipah est classé comme un agent pathogène à haut risque. Son taux de mortalité est élevé, allant de 40 à 75%. Une infection au Nipah peut être asymptomatique ou entraîner une grave inflammation du cerveau. Selon l'OMS, les premiers symptômes ressemblent à ceux de la grippe avec de la fièvre, des céphalées, des douleurs musculaires. Les malades peuvent aussi être pris de vomissements et de maux de gorge.
S'en suivent des vertiges, de la somnolence, une altération de l’état de conscience et des signes neurologiques. Des symptômes "évocateurs d'une encéphalite aiguë", précise l'OMS. "Certains sujets peuvent aussi présenter une pneumonie atypique et des problèmes respiratoires sévères, y compris une insuffisance respiratoire aiguë", note l'OMS. Dans les cas les plus graves, ces symptômes évoluent en coma en 24 à 48 heures.
L'infection par le virus Nipah provoque aussi une maladie grave chez les animaux, notamment pour les jeunes porcelets.
La période d'incubation (le temps écoulé entre l'infection et l'apparition des symptômes) varie de 4 à 14 jours. Des périodes d’incubation plus longues, pouvant atteindre 45 jours, ont aussi été observées.
Le diagnostic est souvent difficile à poser en raison des symptômes initiaux "non spécifiques". "La maladie n’est souvent pas soupçonnée lors de la consultation", pointe l'OMS. Un test PCR ou la détection d’anticorps spécifique permet de confirmer l'infection.
Sans traitement, la prise en charge des patients est axée sur la gestion des complications respiratoires et neurologiques sévères, où des soins de soutiens intensifs sont recommandés.
Le virus Nipah est zoonotique, c'est-à-dire qu'il se transmet de l'animal à l'homme. Les principaux vecteurs sont les porcs et les chauves-souris frugivores (particulièrement les espèces Pteropus). Il peut également être transmis par des aliments contaminés par de l'urine ou de la salive ou directement entre les personnes, notamment par contact étroit avec les fluides corporels d'une personne infectée.
D'après l'OMS, Nipah a été identifié pour la première fois en 1999 lors d'une flambée parmi des éleveurs de porcs en Malaisie. En Asie du Sud, des épidémies se produisent près chaque année au Bangladesh depuis 2001. Ailleurs, d'autres pays sont à risque, tels qu'au Cambodge, au Ghana, en Indonésie, à Madagascar, aux Philippines et en Thaïlande, où le virus a été détecté chez des chauves-souris, réservoir naturel du virus.
En l'absence de vaccin, l'OMS recommande d'éviter de consommer de la sève de palmier dattier crue ou des fruits susceptibles d'avoir été contaminés par des chauves-souris. Les autorités sanitaires recommandent de jeter tout fruit présentant des traces de morsures de chauves-souris, de faire bouillir le jus de dattes frais et bien laver ou peler les fruits avant leur consommation.
Face au risque, plusieurs pays ont renforcé leurs mesures de surveillance aux frontières, notamment en Thaïlande et au Vietnam.
Bienvenue sur RTL
Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur
Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le centre de notification de votre équipement.
Bienvenue sur RTL
Rejoignez la communauté RTL, RTL2 et Fun Radio pour profiter du meilleur de la radio
Je crée mon compte