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Manger moins de produits ultra-transformés pour protéger son cerveau, efficace ou pas ?

Sodas, barres énergétiques, desserts lactés aromatisés... Des études associent la consommation importante de produits ultra-transformés à un risque plus élevé de déclin cognitif. En manger moins permet-il de protéger sa santé cérébrale ? Le point.

Cordons bleus, nuggets de poulet, chips, biscuits, sodas... les produits ultra-transformés sont très divers.

Crédit : AFP / Archives, PHILIPPE HUGUEN

Manger moins de produits-ultra-transformés pour protéger son cerveau

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Manger moins de produits-ultra-transformés pour protéger son cerveau

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Aline Perraudin

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On a beaucoup parlé de l’impact de la consommation d’aliments ultra-transformés sur le poids, le développement de maladies cardiovasculaires et même de certains cancers. Souvent trop riches en sucre, en graisses saturées, en sel et bourrés d’additifs, ils peuvent avoir des effets nocifs sur le métabolisme. Et ils semblent également affecter la santé du cerveau.


C'est ce que montre une nouvelle étude canadienne ayant porté sur près de 8.800 adultes de 35 à 69 ans, relativement en bonne santé. Les chercheurs ont observé que les plus gros consommateurs de produits ultra-transformés présentaient plus souvent des lésions cérébrales visibles à l’IRM : des petits AVC passés inaperçus ou des anomalies associées à un risque accru de troubles cognitifs.

Leur alimentation était composée à environ 45% d’aliments ultra-transformés : chips, céréales du petit déjeuner sucrées, sodas, pains de mie préemballés, desserts lactés sucrés…

Ils favorisent l'hypertension, le diabète et une inflammation chronique

Et comment peut-on l’expliquer ? Une consommation importante et régulière d’aliments ultra-transformés peut favoriser l’hypertension, le diabète et une inflammation chronique à bas bruit qui fragilisent les vaisseaux, y compris ceux du cerveau. Cela peut expliquer pourquoi ils sont associés à davantage de lésions vasculaires cérébrales et à un risque plus élevé de démence. Ces associations ne prouvent toutefois pas qu’ils causent directement une démence.

On a quand même tout intérêt à réduire leur consommation ? Certainement car les preuves des effets néfastes des aliments ultra-transformés s’accumulent. En 2024, une autre étude avait déjà montré qu’une augmentation de seulement 10% de la part des aliments ultra-transformés dans l’alimentation était associée à une hausse du risque de déclin cognitif et d’AVC.

L'effet protecteur des fruits et légumes, des légumes secs et des céréales complètes

À l’inverse, d’autres recherches ont mis en évidence l’effet protecteur d’une alimentation riche en fruits et légumes, en légumineuses et en céréales complètes, apportant des fibres et des vitamines. En pratique, on peut privilégier des aliments simples et abordables : des légumes surgelés nature, des légumes secs en conserve, des sardines en boîte, des œufs, des yaourts nature… L’objectif est d’arriver progressivement à faire plus de place aux aliments bruts ou peu transformés dans son assiette. En France, les aliments ultra-transformés représentent environ 35% des apports caloriques.

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