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Le virus du Nil occidental gagne du terrain : voici comment se protéger efficacement des moustiques

Les moustiques ont empoisonné l’été et la menace ne disparaît pas. Avec la progression du virus du Nil occidental en Europe, il faut connaître les symptômes, les personnes les plus à risque et les moyens de protection réellement efficaces.

Un moustique (Image d'illustration)

Crédit : Martin LELIEVRE / AFP

Comment bien se protéger des moustiques ?

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Comment bien se protéger des moustiques ?

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Jimmy Mohamed

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Les moustiques ont gâché l’été de beaucoup de Français, et le sujet reste d’actualité. Certains transmettent désormais le virus du Nil occidental, une infection qui circule en Europe et qui a déjà fait plusieurs morts en Macédoine du Nord. De quoi nourrir l’inquiétude, d’autant que le moustique est l’animal responsable du plus grand nombre de maladies et de décès chez l’homme.

Le moustique peut transmettre plusieurs infections bien connues, comme le paludisme, la dengue, la fièvre jaune, le chikungunya ou encore Zika. Pour le virus du Nil occidental, il faut toutefois comprendre un point essentiel : le moustique n’est pas la cause de la maladie, c’est un vecteur. Il transporte le virus après avoir piqué un animal infecté.


Le réservoir principal du virus du Nil occidental, ce sont les oiseaux. Concrètement, un moustique pique un oiseau malade, se contamine, puis peut transmettre le virus à un humain lors d’une autre piqûre. En revanche, la transmission ne se poursuit pas ensuite d’humain à humain par l’intermédiaire d’un moustique. L’homme constitue en quelque sorte une impasse pour le virus.

C’est un élément important pour relativiser le risque : un moustique infecté peut transmettre la maladie à une personne, mais cette personne ne devient pas à son tour une source de contamination pour les moustiques suivants. La chaîne de transmission reste donc limitée à ce passage de l’animal à l’humain.

Quels sont les symptômes du virus du Nil occidental ?

Après une piqûre, l’infection peut débuter en quelques jours. Dans 80% des cas, elle reste asymptomatique : aucun signe, aucun symptôme. Dans les autres cas, elle peut ressembler à un syndrome grippal, avec de la fièvre, des courbatures et des maux de tête.

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Le vrai sujet de vigilance concerne les formes graves. Elles restent rares, autour de 1% des cas, mais peuvent provoquer des atteintes neurologiques sévères, notamment des méningites. Les personnes âgées et les personnes immunodéprimées sont les plus exposées à ces complications.

Pour se protéger des moustiques, trois solutions ressortent clairement. La première, et la plus efficace, ce sont les répulsifs contenant des molécules validées, à appliquer sur la peau ou sur les vêtements. Chez les enfants, leur utilisation peut être envisagée à partir de 24 mois, selon les conseils du pharmacien.


Deuxième mesure efficace : les moustiquaires. Avec le réchauffement climatique et une présence plus fréquente des moustiques au fil des saisons, elles pourraient devenir un équipement de plus en plus courant dans les logements, comme c’est déjà le cas dans les pays tropicaux. Troisième option utile, mais seulement en complément : les prises électriques contenant des insecticides. Elles peuvent fonctionner, mais uniquement en intérieur.

Les fausses bonnes idées à éviter

Certaines solutions très populaires ne servent en revanche à rien. C’est le cas des bracelets à la citronnelle, dont l’action est beaucoup trop localisée pour être réellement efficace. Même constat pour les bougies à la citronnelle : l’odeur peut être agréable, mais elle ne protège pas des piqûres.

Attention aussi aux prises électriques à ultrasons, souvent présentées comme un moyen de faire fuir les moustiques. Là encore, il s’agit surtout de marketing, sans efficacité démontrée.

D’autres pistes peuvent être envisagées comme mesures complémentaires, par exemple l’installation de nichoirs à chauves-souris, puisque ces animaux mangent des insectes. Certaines plantes comme la menthe, le basilic ou la lavande sont aussi parfois utilisées dans les jardins, mais elles ne constituent pas la méthode la plus efficace.

Le geste le plus important reste la lutte contre l’eau stagnante. Coupelles remplies d’eau, petite piscine en plastique non vidée, récipients oubliés dans le jardin : ce sont autant de lieux où les moustiques peuvent proliférer. Il faut donc faire le tour des extérieurs et vider systématiquement toutes les réserves d’eau qui stagnent.

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