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2 min de lecture
Une femme fait la sieste avec son ventilateur (image d'illustration).
Crédit : Mathieu Thomasset / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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La chaleur et la canicule de l’été ont poussé beaucoup de Français à refaire la sieste. Et ce réflexe ne devrait pas rester cantonné aux vacances. Car une sieste courte, bien placée dans la journée, peut apporter de vrais bénéfices sur la vigilance, la concentration, la mémoire et même les performances sportives.
Premier constat : nous sommes nombreux à accumuler une dette de sommeil. Quand la fatigue s’installe, l’humeur se dégrade, le stress augmente, les décisions sont moins bonnes et l’attention baisse. À l’inverse, après une sieste, on récupère de la vigilance et de la concentration. Le cerveau fonctionne mieux, y compris chez les personnes qui dorment déjà correctement. Autrement dit, la sieste ne sert pas seulement à être moins fatigué : elle peut aussi améliorer les performances intellectuelles.
Autre effet bien documenté : la sieste favorise la mémoire. Dormir après avoir appris quelque chose permet de mieux consolider les acquisitions. Cela a notamment été observé chez les enfants de maternelle : lorsqu’ils apprennent le matin puis font la sieste, leurs performances sont meilleures au moment des tests que celles des enfants qui n’ont pas dormi. Le principe vaut aussi pour les étudiants, chez qui le repos peut soutenir les apprentissages.
La sieste peut également jouer un rôle sur le plan physique. Chez les sportifs, elle améliore la récupération et peut contribuer à de meilleures performances, en particulier lorsqu’il existe déjà un manque de sommeil. Là encore, le bénéfice est double : mieux récupérer et mieux fonctionner.
Toutes les siestes ne se valent pas. L’objectif est de se réveiller reposé, pas groggy. Le meilleur créneau se situe en tout début d’après-midi, juste après le déjeuner, au moment où survient un creux naturel de vigilance. Entre 13h et 14h, la fenêtre est idéale.
Côté durée, mieux vaut rester sur un format court : entre 10 et 20 minutes. Au-delà, le sommeil devient plus profond et le réveil peut être beaucoup plus difficile, avec cette sensation d’être encore ensommeillé pendant une partie de l’après-midi. Le plus simple est donc de programmer un réveil 20 à 30 minutes plus tard, en tenant compte du temps d’endormissement. Et même si l’on ne dort pas vraiment, le simple fait de fermer les yeux et de se mettre au calme peut déjà apporter un bénéfice.
Les adolescents font partie des publics qui pourraient le plus profiter de cette habitude. On sait qu’ils sont souvent en dette de sommeil, parfois d’une à deux heures par nuit. La sieste ne remplace évidemment pas une vraie nuit de sommeil, mais elle peut aider à limiter les effets de cette fatigue chronique.
Quand un adolescent s’endort dans les transports ou en classe, il est souvent jugé paresseux. Pourtant, la question est d’abord physiologique. Mieux prendre en compte leurs besoins pourrait passer, par exemple, par un temps de repos de 15 à 20 minutes pendant la pause déjeuner. Sans imaginer de grands aménagements, un moment calme, tête posée sur un coussin ou sur les bras, pourrait déjà améliorer la concentration, l’humeur et l’état de fatigue dans l’après-midi.
La sieste peut donc s’installer comme une routine simple : courte, en début d’après-midi, et adaptée à tous les âges.
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