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Vote de confiance : quand le sénateur Mélenchon ne voyait pas de problème à ne pas s'y soumettre

Sénateur socialiste en 1988, Jean-Luc Mélenchon ne voyait pas à l'époque d'inconvénient à ce que le Premier ministre socialiste ne sollicite pas la confiance des députés.

Michel Rocard poste avec le bureau politique du PS en 1993 dont Jean-Luc Mélenchon.
Michel Rocard poste avec le bureau politique du PS en 1993 dont Jean-Luc Mélenchon.
Crédit : ERIC FEFERBERG / AFP
Gabriel Attal est l'invité RTL de ce mardi 5 juillet
00:09:58
Gabriel Attal est l'invité RTL de ce mardi 5 juillet
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Marine Derquenne

"Madame la Première ministre, sollicitez la confiance des députés. Et vous ne l'aurez pas.", lançait Jean-Luc Mélenchon le 22 juin dernier en direct du Palais Bourbon. Ce mardi 3 juillet sur RTL, Gabriel Attal a souligné que les députés de La France Insoumise "savent très bien, et Jean-Luc Mélenchon, il était déjà parlementaire, il était sénateur à l'époque où Édith Cresson, Pierre Bérégovoy, Michel Rocard" ne présentaient pas "de vote de confiance à l'issue de leur déclaration de politique générale à la fin des années 80, 90".

Jean-Luc Mélenchon "sait très bien que ça s'est toujours fait dans ces situations-là dans l'histoire de la République", a rappelé Gabriel Attal qui défend le choix effectué par la Première ministre de ne pas solliciter la confiance des députés mercredi 6 juillet à l'issue de son discours à l'Assemblée. Pour contester ce choix, les députés de la France Insoumise ont l'intention de déposer contre Élisabeth Borne et son gouvernement une motion de censure, l'accusant notamment de déni de démocratie. 

Du côté de la majorité, la riposte est déjà prête : en 1988, le Premier ministre socialiste Michel Rocard n'avait lui non plus pas demander de vote de confiance après son discours de politique général. À cette époque, le jeune Jean-Luc Mélenchon, alors sénateur socialiste, n'y voyait pas de problème. "Il n’a aucun problème avec la majorité relative, sans vote de confiance, de Michel Rocard", a par ailleurs rappelé un ministre d'Élisabeth Borne auprès de nos confrères du Figaro.

Il n’a aucun problème avec la majorité relative, sans vote de confiance, de Michel Rocard.

Un ministre d'Élisabeth Borne dans "Le Figaro"

Le successeur du leader insoumis à la députation à Marseille, Manuel Bompart, a néanmoins insisté auprès de franceinfo sur le fait que "Jean-Luc Mélenchon n'a jamais été un fervent défenseur de Michel Rocard". Son entourage soulignait par ailleurs qu'il "n'a jamais soutenu Rocard quand il était Premier ministre, au contraire il faisait partie de la gauche du PS qui le contrait", comme le rapporte l'AFP. Jean-Luc Mélenchon critiquait en effet la Gauche Socialiste de Michel Rocard qu'il qualifiait de "gauche molle".

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