1 min de lecture Valéry Giscard d'Estaing

Mort de VGE : sa distance avec les Français, "une blessure", dit Domenach

Décédé mercredi 2 décembre, à l’âge de 94 ans, l'ancien président ne s'est jamais remis d'avoir été incompris des Français, se souvient Nicolas Domenach.

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VGE : sa distance avec les Français, "une blessure de chaque instant", dit Domenach Crédit Image : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
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Nicolas Domenach
Nicolas Domenach édité par Benjamin Hue

Valéry Giscard d'Estaing est décédé mercredi 2 décembre à l'âge de 94 ans des suites du Covid-19. L'épilogue d'un destin national marqué par une accession à l'Elysée en 1974 qui fit alors de lui le plus jeune président de la Ve République. Aux côtés de Patrice Duhamel et Patrick Poivre d'Arvor dans la matinale d'Yves Calvi, Nicolas Domenach se souvient d'un homme politique qu'il a "combattu ardemment" en tant que "soixant-huitard" pour lequel il ressentait malgré tout un certain "cousinage" car "il n'aimait pas les gaullistes".

Pour l'éditorialiste de RTL, VGE a malgré tout été "victime de ce qu'il dénonçait chez de Gaulle", à savoir "l'isolement du pouvoir". "Sa prestance est devenue distance", explique-t-il, et lorsqu'il recevait "ceux que l’on n'appelait pas encore les premiers de codées, c’est-à-dire les éboueurs, d’un coup, ça devenait un geste de monarque qui s’abaissait auprès du peuple".

Pour Nicolas Domenach, le rapport distant qu'il a entretenu avec les Français était "une blessure de chaque instant". "Il a tout fait pour conquérir le cœur du peuple", se souvient l'éditorialiste, rappelant qu’il a fait "ce qu’aucun politique n’avait fait avant lui", c'est-à-dire "de repartir aux cantonales, puis aux législatives, puis aux européennes, puis aux régionales, puis la présidence de l’UDF". 

Malgré son échec en 1981, Valéry Giscard d'Estaing n'a fait "aucune auto-critique sur cette prise de distance", estime Nicolas Domenach. Il repoussait la faute". "C’est la grande force des hommes politiques, que j’ai redécouvert plus de 30 ans plus tard avec François Hollande qui me disait "Mais je n’ai pas perdu". C’est une façon de se raconter des histoires qui les coupe vraiment des Français mais leur permet en même temps de repartir au combat comme s'ils avaient un petit trou de fourmi pour retenter leur chance", selon lui.

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