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Une "allocation temporaire" de 500 euros par mois : la proposition d'Élisabeth Borne pour les jeunes en difficultés

L'ancienne ministre de l'Éducation nationale considère qu'il "faut entendre les revendications" des lycéens, soumis notamment à un "stress énorme" lorsqu'ils doivent s'orienter.

Élisabeth Borne, le 1er septembre 2025.

Crédit : Bertrand GUAY / AFP

Juliette Vignaud & AFP

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Élisabeth Borne dévoile ses propositions pour répondre à la crise lycéenne. L'ancienne ministre de l'Éducation nationale s'est exprimée dans une interview accordée au Parisien ce mardi 3 novembre, considérant qu'il "faut entendre les revendications" des élèves, soumis notamment à un "stress énorme" lorsqu'ils doivent s'orienter "mais aussi sur le contrôle continu".

Selon l'ex-ministre, les réponses apportées par le gouvernement, à l'image de la refonte de Parcoursup ou de la réduction du nombre d'élèves par classe, "vont dans le bon sens", d'autant plus dans "un contexte de situation financière tendue". "Et seulement avec quelques mois devant lui, ce gouvernement ne peut porter des transformations structurelles", ajoute-t-elle.

Élisabeth Borne considère néanmoins qu'il "faut totalement revoir le contrat entre la nation et la jeunesse" pour l'accompagner jusqu'à leur insertion dans la vie professionnelle. En ce sens, elle propose une "allocation temporaire" de 500 euros par mois, "jusqu'à un an, pour tout jeune diplômé en difficulté, sous conditions de ressources et de recherche active d'emploi", qui pourrait s'accompagner d'un "maintien de droits étudiants, comme l'accès à un restaurant universitaire". 

L'interdiction du téléphone portable "mérite d'être interrogée"

Elle suggère aussi de donner aux jeunes "la possibilité de reprendre une formation, notamment après le premier emploi" via des crédits sur le compte personnel de formation (CPF). "La jeunesse a raison de nous alerter car on préfère laisser filer les dépenses de santé et de retraites, au détriment de la nouvelle génération", soutient l'ancienne locataire de Matignon. 

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Selon elle, le mouvement des lycéens traduit "un grand désarroi" et a pu être déclenché par "l'interdiction brutale du téléphone portable au lycée". L'ex-Première ministre considère que cette mesure "mérite d'être interrogée, en laissant plus de latitude aux instances de vie lycéenne sur la manière de la mettre en œuvre".

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