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"Un véritable affront" : malgré une prime de 400 euros et des indemnités revalorisées, le bras de fer se poursuit à la SNCF à 2 jours de la grève du 5 novembre

Une prime de 400 euros et des indemnités revalorisées ne suffisent pas à apaiser les tensions à la SNCF. À deux jours de la grève du 5 novembre, le bras de fer se poursuit.

Image d'illustration du logo de la SNCF.

Crédit : AFP / ERIC PIERMONT

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Une nouvelle prime et deux indemnités augmentées : la SNCF a annoncé trois mesures pour améliorer le pouvoir d'achat de ses salariés face à l'inflation, à l'issue d'une réunion avec les syndicats qui réclament plutôt une hausse générale des salaires pour 2026, ce mardi 3 novembre.

Une prime de partage de la valeur (PPV) de 400 euros sera versée fin novembre aux salariés de SNCF SA, SNCF Voyageurs, SNCF Réseau, SNCF Gares et Connexions et SNCF Optim'Services, soit à quelque 140.000 personnes sur les 280.000 salariés du groupe ferroviaire public, a indiqué la SNCF mardi.

Depuis le 1er novembre, les indemnités pour heures de nuit, dimanches et fêtes sont aussi augmentées de 2% pour les quelque 100.000 salariés qui assurent la continuité du service ferroviaire ou travaillent en horaires décalés. À la même date, tous les salariés qui utilisent un véhicule personnel pour les besoins du service verront leur allocation kilométrique augmentée de 5%.

Ces mesures de pouvoir d'achat s'ajoutent à celles déjà prises plus tôt dans l'année, notamment le versement d'une première prime de partage de la valeur de 250 euros en mars, une prime de 100 euros en juillet, un intéressement d'un montant moyen de 1.050 euros sur l'année, et une reconduction de la prise en charge des frais d'abonnement de transport public à 75%.

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"Les salariés percevront donc en moyenne 1.700 euros en 2026 au titre des deux primes de partage de la valeur et de l'intéressement" résume la SNCF, soit "une augmentation de 30 % en moyenne" par rapport à 2025.

Les cheminots demandent un rattrapage général de l'inflation pour tous les salaires

Les syndicats de cheminots s'étaient rassemblés mardi devant le siège de la SNCF à Saint-Denis pour demander un rattrapage général de l'inflation sur tous les salaires à deux jours d'une nouvelle journée de mobilisation sociale dans le pays.

"Le 27 janvier, la direction a écrit l'accord salarial sur une hypothèse de 1,3 % d'inflation en 2026. Or vendredi l'Insee a publié son estimation pour octobre à 3,4%" a souligné Fabrice Charrière, secrétaire général Unsa ferroviaire. Soit "deux points de pouvoir d'achat que personne n'a compensés" a-t-il ajouté en faisant valoir le bénéfice record de 1,2 milliard d'euros engrangé au premier semestre par la SNCF.

Sur X, le cheminot et syndicaliste SUD-Rail Paris Nord Anasse Kazib, par ailleurs candidat à la présidentielle, a évoqué "un véritable affront fait aux cheminots à deux jours de la grève interpro, alors que la SNCF a annoncé des bénéfices records", appelant "l'ensemble des collègues cheminots à se mettre en grève massivement ce jeudi 5 novembre et à poser dans les débats en AG la grève reconductible pour durcir le rapport de force".

Les quatre principaux syndicats, CGT, Unsa Ferroviaire, Sud rail et CFDT se sont associés au mot d'ordre de grève national jeudi pour les salaires et l'emploi et demandent "l'ouverture de réelles négociations salariales".

Mardi soir, la direction a précisé que les négociations annuelles obligatoires sur les salaires pour 2027 auraient lieu "en janvier 2027", avec des réunions bilatérales préparatoires "courant décembre".

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