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L'accès au CPF durci dans le budget 2027 ? Le reste à charge pourrait passer à 350 euros

Selon "Les Echos", le gouvernement envisage de durcir les conditions d'accès au CPF dans le cadre du budget 2027. Le reste à charge demandé aux salariés pourrait augmenter, passant de 150 à 350 euros.

Mon compte formation (illustration)

Crédit : Jean-Marc Barrere / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

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Selon une information des Echos, le gouvernement envisage de relever nettement le "malus" appliqué au compte personnel de formation (CPF). Dans le cadre du projet de budget 2027, la participation forfaitaire obligatoire demandée aux salariés pourrait passer de 150 à 350 euros. Une annonce qui suscite déjà des réactions, notamment sur les réseaux sociaux.

L'objectif affiché par l'exécutif est de réduire la dépense publique liée au CPF et de mieux orienter les formations vers les besoins du marché du travail. Selon Les Echos, le ministère du Travail espère ainsi dégager entre 300 et 350 millions d'euros d'économies.

Les futurs projets contrôlés

Toujours selon le quotidien économique, cette réforme s'accompagnerait d'un contrôle préalable du projet de formation. Il prendrait la forme d'un questionnaire automatique chargé d'évaluer la cohérence du projet envisagé. Si des doutes apparaissent, le titulaire du CPF pourrait alors être orienté vers un opérateur de conseil en évolution professionnelle.

Le dispositif prévoirait toutefois plusieurs exceptions. Les personnes à la recherche d'un emploi inscrites à France Travail ne seraient pas concernées par cette hausse. Certaines formations échapperaient aussi à cette majoration. Parmi elles, on retrouve les bilans de compétences, la validation des acquis de l'expérience ou encore les personnes en transition professionnelle.

Les métiers en tension

Autre exception de la réforme qui a son importance : les formations menant vers des métiers en tension ou vers des secteurs jugés stratégiques par l'État pourraient rester moins pénalisées. Sont cités par Les Echos : la défense, l'industrie, la souveraineté alimentaire, la transition écologique, le numérique ou encore le médico-social.

En clair, les salariés qui choisiraient une formation en dehors de ces priorités seraient contraints de payer le reste à charge, soit 200 euros.

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