2 min de lecture Transports

TER : pourquoi des régions veulent ouvrir leurs lignes à la concurrence ?

Les choses sérieuses commencent pour la mise en concurrence des TER : les régions le désirant peuvent lancer des appels d'offre, et espèrent obtenir de meilleures conditions de voyage.

Plusieurs trains express régionaux (TER). (Photo d'illustration)
Plusieurs trains express régionaux (TER). (Photo d'illustration) Crédit : Philippe Huguen / AFP
Florian Soenen et AFP

L'ouverture à la concurrence du ferroviaire entre dans une nouvelle phase : les régions peuvent dès mardi 3 décembre passer des appels d'offres pour confier une partie de leurs TER à un opérateur autre que la SNCF, mais celle-ci se montre confiante.

Grand Est, les Hauts-de-France et PACA sont les trois régions qui ont annoncé leur volonté de commencer immédiatement la mise en concurrence.  Elles suivies un peu plus tard par les Pays-de-la Loire, alors que l'État compte aussi ouvrir les lignes intercité Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon à la concurrence. 

Ces régions espèrent "peut-être de 15 à 20%" d'économie pour David Valence, le vice-président chargé des transports du Grand Est, ou encore "challenger la SNCF, car nous ne sommes pas contents de son fonctionnement. Elle donne tous les jours l'impression de ne pas nous écouter", poursuit son homologue dans les Hauts-de-France, Franck Dhersin. 

Les élus reprochent régulièrement au groupe public son manque de souplesse, sa totale absence de transparence dans les comptes, ses coûts élevés, son incapacité à planifier les travaux, sa mauvaise volonté à communiquer des données sur les lignes, et bien sûr la fermeture des guichets, les horaires inadaptés, les trains supprimés, les retards, les grèves...La direction de la SNCF a lancé un plan pour inverser la tendance. 

Directive européenne

À lire aussi
Carte d'abonnement aux cinémas Pathé-Gaumont confinement
Confinement : cinéma, salles de sports.. qu'advient-il de vos abonnements ?

Le risque de perte de contrats est "limité", a tenu à rassurer le nouveau patron du groupe public Jean-Pierre Farandou devant des cheminots mercredi 27 novembre. Sur les 10 à 12% des réseaux que les régions vont ouvrir à la concurrence, "on va bien en gagner la moitié, donc au pire on va perdre 5-6%, ce n'est pas très grave", jugeait-il. Tous les TER transportent actuellement 1 million de voyageurs par jour --autant que la seule ligne B du RER francilien. 

Imposée par une directive européenne, la mise en concurrence sera obligatoire à compter du 25 décembre 2023 pour les transports publics subventionnés par les pouvoirs publics, à la fin du contrat les liant à la SNCF.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Transports SNCF France
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants