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"Si je dois être candidat ce sera en décembre" : François Hollande n'écarte pas de briguer à nouveau l'Élysée à la présidentielle de 2027

L'ancien président de la République et actuel député PS de Corrèze, François Hollande, affirme qu'il pourrait se déclarer candidat à l'élection présidentielle en décembre prochain. Dans un entretien accordé au journaliste Jean-Jacques Bourdin, il assure qu'il ne se lancera dans la course qu'avec l'objectif de gagner et met en garde contre une arrivée de l'extrême droite au pouvoir.

François Hollande, le 27 juin 2024

Crédit : Pascal LACHENAUD / AFP

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François Hollande continue d'entretenir le suspense autour d'une possible candidature à l'élection présidentielle de 2027. Invité de la chaîne YouTube du journaliste Jean-Jacques Bourdin pour un entretien, publié ce mercredi 27 mai, l'ancien chef de l'État a expliqué que "s'il doit [s]e déclarer, ce sera en décembre. Le mois de décembre est celui de la candidature", a-t-il affirmé, rappelant au passage que c'était également en décembre 2016 qu'il avait annoncé renoncer à briguer un second mandat.

L'ancien président de la République et actuel député socialiste de Corrèze insiste sur le fait qu'il ne reviendra dans l'arène politique que s'il estime pouvoir l'emporter. "Faire de la figuration, ça n'a aucun intérêt", a-t-il lancé. "J'ai été président, je n'ai pas été candidat à la fin de mon mandat. Ce n'est pas pour aujourd'hui dire je vais être candidat pour le plaisir d'être candidat", a-t-il poursuivi.

Au sein de la gauche sociale-démocrate, plusieurs noms circulent déjà pour représenter le camp progressiste en 2027, notamment celui de Raphael Glucksmann. Mais François Hollande se veut confiant sur l'issue des discussions à gauche. "Il faut choisir la personne qui peut gagner", estime-t-il, persuadé que "la raison l'emportera" et qu'"un candidat se dégagera".

Un livre pour alerter sur "l'urgence" politique

Dans cette perspective, l'élu socialiste publiera début septembre un nouvel ouvrage intitulé Il est 23h45 pour dire aux Français que "nous n'avons plus beaucoup de temps". Un titre qui, selon lui, traduit l'urgence de la situation politique et géopolitique actuelle.

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Il assure que sa réflexion ne relève pas d'une ambition personnelle mais d'une logique de responsabilité politique. "Être candidat, c'est décider à un moment de pouvoir être président (...). C'est le seul déterminant de ma position", a-t-il ajouté. Il évoque notamment la montée de l'extrême droite comme une menace. "Nous sommes à la veille d'événements considérables qui peuvent se produire. L'hypothèse de la venue de l'extrême droite est une idée qui est là", a-t-il averti. Selon lui, "l'unité nationale est menacée par le jeu des extrêmes".

L'ancien locataire de l'Élysée estime également qu'une victoire du RN aurait des conséquences importantes. "C'en serait fini de l'intégration européenne" et de "la défense de l'Europe" face à "deux empires agressifs, la Russie et la Chine", mais aussi face aux États-Unis qui, selon lui, "se détachent et même nous prennent pour cible".

Pour l'élu, l'élection présidentielle de 2027 dépassera le cadre national. "Le vote de mai 2027 sera un vote européen et presque un vote international", a-t-il jugé.

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