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Élections régionales 2015 : quels sont les duels et les triangulaires pour le second tour

ÉCLAIRAGE - Découvrez quels sont les candidats qui s'affronteront au second tour région par région. Voici le détail des stratégies et des alliances alors que les bureaux politiques des grands partis se sont réunis lundi 7 décembre.

Le second tour des élections régionales est prévu le dimanche 13 décembre.
Le second tour des élections régionales est prévu le dimanche 13 décembre.
Crédit : AFP
Ludovic Galtier
Ludovic Galtier

Dès l'annonce des résultats ce dimanche 6 décembre, les chefs de partis avaient déjà la tête au second tour. Des décisions ont déjà été prises : retrait de listes, création d'alliance. Les stratégies se mettent en place et la gauche a plus de marges de manœuvre que prévu. La mobilisation et les reports de voix seront capitaux pour l'emporter le 13 décembre prochain. Ce jour-là, on comptera deux duels et dix triangulaires. En Corse, il y aura six listes au second tour. Il y aura donc deux (ou trois) duels pour ces élections régionales en France métropolitaine. 

En Nord-Pas-de-Calais-Picardie : un duel Marine Le Pen / Xavier Bertrand

Marine Le Pen a fait un carton dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie avec 40,64% des voix. Elle affrontera Xavier Bertrand (24,97%), qui est relégué à presque seize points. La liste PS de Philippe de Saintignon s'est retirée pour empêcher la victoire du Front national. L'écart est énorme. Lundi 7 décembre sur le plateau du journal de 20h de TF1, le premier ministre Manuel Valls a appelé à voter pour la liste de Xavier Bertrand. Les électeurs PS accepteront-ils de se résigner et de voter pour la liste des Républicains ? La question reste posée.

En PACA : un duel Marion Maréchal Le Pen / Christian Estrosi

Quatorze comme quatorze points d'écart entre la liste conduite par Marion Maréchal Le Pen (40,3%) et celle de Christian Estrosi (26,7%). C'est le chiffre surprise de cette soirée du 6 décembre. Les deux candidats s'affronteront en duel. Christophe Castaner (16,59%), pour le Parti socialiste, a retiré sa liste. Des questions persistent toutefois. La stratégie du Front républicain soutenue par Manuel Valls sera-t-elle suivie par les électeurs ? Une chose est sûre, la mobilisation sera décisive.

En Île-de-France, le scrutin s'annonce très serré

Valérie Pécresse, qui mène la liste de l'Union de la droite et du centre, est arrivée en tête avec 30,51% des voix. L'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy doit encore mener une campagne intensive dans la région. En effet, la gauche, dans son ensemble, a plus que limité la casse. Claude Bartolone, tête de liste socialiste, est deuxième avec 25,19% des voix. Le président de l'Assemblée nationale bénéficie d'importantes réserves de voix chez Europe Écologie-Les Verts (8,03%) et le Parti communiste français (6,63%) avec qui il s'est officiellement allié lundi 7 décembre. Le report de voix n'étant pas automatiquement garanti, la partie promet d'être très disputée. Le nouvel exécutif ne devrait disposer que d'une courte majorité. Wallerand de Saint-Just (FN) est le troisième homme de ces élections régionales. Il a recueilli 18,41% des voix mais a sans doute atteint son plafond. Il peut toutefois encore grignoter des voix auprès des abstentionnistes. Voici le programme des candidats.

Auvergne-Rhône-Alpes : la droite en tête mais rien n'est perdu pour la gauche

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Autre région où l'incertitude est palpable : Auvergne-Rhône-Alpes. Trois forces seront en lice pour le second tour. Laurent Wauquiez et sa liste d'union de la droite et du centre sont arrivés en tête avec 31,73%. Christophe Boudot (FN) est crédité de 25,52% et se place devant le Parti socialiste (23,93%), emmené par Jean-Jack Queyranne, président sortant de la région Rhône-Alpes. Comme en Île-de-France, les scores corrects de Jean-Charles Kohlhaas (6,9%) pour la liste qui rassemble EELV, le Parti de Gauche et Nouvelle Donne, et de Cécile Cukierman (5,39%) pour le Parti communiste, peuvent encore donner lieu à un retournement de situation au second tour. Les deux listes de gauche éliminées au premier tour se sont rassemblées autour de Jean-Jack Queyranne lundi 7 décembre. Une victoire de la gauche n'est pas à exclure. Voici le programme des candidats.

Bourgogne-Franche-Comté : une triangulaire incertaine

Sophie Montel, pour la liste FN, arrive en tête dans la grande région Bourgogne - Franche-Comté avec 31,48% des suffrages exprimés. L'issue du scrutin s'annonce là-aussi indécise. La liste de l'union de la droite et du centre, menée par François Sauvadet, obtient 24% des voix. La liste PS de Marie-Guite Dufay arrive derrière, à un point des Républicains (22,99% des voix). Là encore, les reports de voix et la mobilisation seront à scruter. Les listes Front de Gauche de Nathalie Vermorel et Europe Écologie - Les Verts (EELV) de Cécile Prudhomme ont appelé à voter pour la liste socialiste. En revanche, la liste Lutte ouvrière n'a pas souhaité s'associer à ce rassemblement de gauche. Voici le programme des candidats.

Normandie : la gauche négocie pour le rassemblement

La liste Les Républicains d'Hervé Morin (27,91%) arrive très légèrement en tête au premier tour des élections régionales 2015 en Normandie, le 6 décembre. Elle devance les listes du Front national menée par Nicolas Bay (27,71%) et du Parti socialiste de Nicolas Mayer-Rossignol (23,52%). Les trois têtes de listes de gauche (PS, Front de Gauche, EELV) ont fusionné le lundi 7 décembre pour le second tour : "Avec le total des voix du rassemblement à gauche, nous sommes en capacité de faire barrage à l’extrême droite et de porter un vrai projet pour tous les territoires de la Normandie", a expliqué Nicolas Mayer Rossignol au journal Le MondeVoici le programme des candidats.

Centre-Val-de-Loire : les reports de voix sont la clé du scrutin

Le Front national est en tête dans le Centre-Val-de-Loire. Philippe Loiseau récolte 30,49% des voix. Il devance le président du groupe UDI à l'Assemblée nationale Philippe Vigier, qui cumule 26,25% des suffrages exprimés. En troisième position, François Bonneau, le président socialiste sortant de la région élu en 2007 après la démission de Michel Sapin récolte 24,31% des voix. S'il décidait de se maintenir, François Bonneau pourrait bénéficier des reports de voix d'Europe Ecologie les Verts et du Front de Gauche, respectivement à 6,60% et 4,59%. Un accord avec la liste EELV ne ferait pas de doute à en croire France 3 Centre-Val-de-Loire. Le Front de gauche, emmené par Nicolas Sansu, a appelé à voter pour la liste socialiste. Impossible de prédire quel candidat virera en tête dimanche 13 décembre.

Pays-de-la-Loire : la gauche troisième mais en ballotage favorable

La liste Les Républicains-UDI-MoDem est arrivée en tête avec 33,49 % des voix. L’équipe du sénateur vendéen Bruno Retailleau n'a pas créé d'écart important avec le Parti socialiste. La tête de liste PS, Christophe Clergeau, récolte en effet 25,75 % des suffrages et termine en tête en Loire-Atlantique. Un score en très nette baisse par rapport au score socialiste de 2010. Mais les reports de voix pourraient bénéficier à la gauche. La liste EELV de Sophie Bringuy fusionnera avec celle du PS pour le second tour. Le Front national de Pascal Gannat est troisième avec 21,35 % des suffrages. Le parti de Marine Le Pen avait atteint à peine 7% aux régionales de 2010. Voici le programme des candidats.

Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées : le PS favori

Comme dans cinq autres régions, le Front national est en tête avec Louis Aliot (31,83%) à l'issue du premier tour du 6 décembre. Mais la partie s'annonce beaucoup plus compliquée pour lui au second tour. La candidate socialiste, Carole Delga, est créditée de 24,41 %. Le candidat écologiste, Gérard Onesta, aurait pu se maintenir au second tour avec ses 10,31% des voix. Mais il a préféré se rallier à la candidature de Carole Delga qui reste favorite. Les deux listes ont fusionné. Dominique Reynié, troisième avec 18,84%, a décidé de se maintenir malgré ses chances peu élevées de l'emporter. Voici les programmes des candidats.

Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes : Alain Rousset devrait être reconduit

Alain Rousset, président sortant PS de l'Aquitaine, est en tête avec un peu plus de 30% des voix. Jacques Colombier, pour le Front national, est arrivé en troisième position avec près de 23%, derrière Virginie Calmels pour Les Républicains (27%). S'il ne devance Virginie Calmels que de trois points, Alain Rousset aborde néanmoins le second tour dans une position plus favorable. En raison du maintien du Front national et du traditionnel jeu des reports de voix. Le président socialiste sortant a trouvé un accord de fusion avec la liste EELV (6,5 %). Voici les programmes des candidats.

Bretagne : le populaire Jean-Yves Le Drian sur la route de la victoire

Sans surprise, le ministre socialiste Jean-Yves Le Drian (34,92%) devance très largement Les Républicains emmenés par Marc Le Fur (23,46%). Gilles Pennelle, pour le Front national, a atteint le score de 18,17%. Le ministre devrait être reconduit avec le report de voix des listes EELV, Front de Gauche et Lutte ouvrière. Il n'y aura en revanche pas de fusion entre la liste de Jean-Yves Le Drian et celle du candidat EELV René Louail (6,7%). Voici le programme des candidats.

Une hypothétique triangulaire en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes

Florian Philippot, cadre du Front national, est arrivé largement en tête le 6 décembre. Avec 37% des voix, il compte près de douze longueurs d'avance sur son premier adversaire : le président sortant alsacien Philippe Richert (25,5%). Si les deux listes s'affrontent dimanche 13 décembre, on pourrait imaginer que l'avantage tourne en faveur du candidat des Républicains. Mais le match à deux pourrait se transformer en match à trois. Le prix du premier couac de cet entre-deux-tours est à attribuer au Parti socialiste. Jean-Pierre Masseret, le candidat du PS, est arrivé en troisième position à l'issue du premier tour avec 15,5% des voix. Bien que Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, a demandé le retrait de la liste socialiste, la tête de liste ne l'entend pas de cette oreille : il veut se maintenir mais ne bénéficiera de l'investiture socialiste. Au final, ces querelles internes pourraient bien profiter à Florian Philippot. Voici le programme des candidats.

Corse : six listes qualifiées pour le second tour

Une seule liste dépasse la barre des 20% au premier tour en Corse. Paul Giacobbi, apparenté Parti radical de gauche, est créditée de 20,23% des voix. La liste de Gilles Simeoni (nationaliste) atteint 16,89% des suffrages. Elle fusionnera avec celle de Jean-Guy Talamoni (8,78%) au second tour. Deux listes de droite suivent : 13,57% pour la liste de Camille de Rocca Serra (Les Républicains) et 12,76% pour la liste de José Rossi (DVD). Les deux candidats avaient indiqué que seul le mieux placé des deux se maintiendrait au second tour. Ils fusionneront au second tour. La liste de Jean-Guy Talamoni (8,78%) devance le Front national de Christophe Canioni (8,26%). Le FN réalise son pire score de France en Corse. Voici les programmes des candidats.

Martinique : Serge Letchimy en pôle position

La liste divers gauche, menée par Serge Letchimy (38,96%), est arrivée en tête au premier tour des élections territoriales en Martinique, dimanche 6 décembre. Elle devance les listes MIM-REG d'Alfred Marie-Jeanne (30,28%) et Les Républicains de Yan Monplaisir (14,32%)Voici le programme des candidats.

Guyane : Rodolphe Alexandre (DVG) très bien lancé

La liste divers gauche, menée par Rodolphe Alexandre (42,35%), est arrivée en tête au premier tour des élections régionales 2015 en Guyane, dimanche 6 décembre. Elle devance une autre liste divers gauche, celle d'Alain Tien-Liong (30,24%). Voici le programme des candidats.

Guadeloupe : duel de gauche au second tour

C'est une certitude : la gauche l'emportera en Guadeloupe le 13 décembre.La liste divers gauche menée par Ary Chalus (43,55%) est arrivée en tête au premier tour des élections régionales 2015. Elle devance la liste du Parti socialiste du président sortant Victorin Lurel (41,09%). En 2010, Victorin Lurel avait été élu dès le premier tour.

La Réunion : Didier Robert écrase la concurrence

Le président sortant Didier Robert (Les Républicains - Union de la droite) est arrivé largement en tête du premier tour des régionales avec 40,36 % à La Réunion. La rivale Huguette Bello (ex-PCR, union de la gauche dont une partie du PS local) est deuxième avec 23,80 % des suffrages exprimés. Thierry Robert (LPA - MoDem) est troisième avec 20,32 %. Voici le programme des candidats.

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