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Nicolas Sarkozy à NKM : "Tu commences à m'emmerder"

"Le Canard Enchaîné" rapporte une conversation électrique survenue à l'UMP entre Nicolas Sarkozy et sa nouvelle numéro 2.

Nathalie Kosciusko-Morizet et Nicolas Sarkozy pendant un meeting en 2011
Nathalie Kosciusko-Morizet et Nicolas Sarkozy pendant un meeting en 2011 Crédit : AFP
Benjamin Hue
Benjamin Hue
Journaliste RTL

Pour accepter le poste de vice-présidente de l'UMP, titre prestigieux qui ne lui donne toutefois pas la mainmise sur l'ensemble de la machine partisane, Nathalie Kosciusko-Morizet a demandé à Nicolas Sarkozy de lui assurer qu'elle jouirait d'une "totale liberté de parole". À en croire le dialogue musclé rapporté par Le Canard Enchaîné, l'ancienne candidate à la mairie de Paris n'aura pas tardé à en faire usage.

Dans son édition à paraître mercredi 10 décembre, l'hebdomadaire satirique relate une conversation électrique entre le nouveau patron de l'UMP et sa numéro 2. La scène se passe au sortir des obsèques de l'ancien ministre centriste Jacques Barrot. Une cérémonie au cours de laquelle l'ancien chef de l'État aurait été irrité, selon Le Canard, par l'attention portée par la famille du défunt à Alain Juppé, son rival pour l'investiture UMP en vue de 2017.

NKM met sa démission dans la balance

C'est donc un Nicolas Sarkozy passablement énervé qui ouvre la réunion en demandant quelle place accorder au cofondateur de la Droite forte Guillaume Peltier dans le nouvel organigramme de l'UMP. La réponse de NKM ne se fait pas attendre : "Mais, Nicolas, nous en avons discuté ensemble pendant 72 heures et nous avons passé un accord : Peltier ne fera pas partie du dispositif".

Une fin de non-recevoir qui fait sortir Nicolas Sarkozy de ses gonds. "Tu commences à m'emmerder !", lâche-t-il à son ancienne porte-parole, qui ne s'en laisse pas compter. "Dans ce cas, je préfère m'en aller". Il faut l'intervention de Brice Hortefeux pour ramener le calme. Le président de l'UMP demande alors à NKM la raison de ses griefs envers Guillaume Peltier. La réponse est sans appel : "Je n'aime pas les fascistes".

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Une vive altercation qui en appelle peut-être d'autre, tant elle illustre le grand écart idéologique à l'oeuvre au sommet de l'UMP depuis la nomination de NKM et Laurent Wauquiez en numéros 2 et 3 du parti conservateur. Figure de la droite modérée, NKM avait également peu goûté l'appel à la faire battre lancé par Guillaume Peltier, proche de Brice Hortefeux et Patrick Buisson, pendant la primaire UMP pour les municipales à Paris.

Le dernier mot à Sakrozy ?

Cela dit, selon Le Figaro, un ténor qui a assisté à cette passe d'armes affirme que la vice-présidente du parti n'a "prononcé à aucun moment le qualificatif de fasciste". Surtout, elle aurait fini par accepter que Guillaume Peltier assume des responsabilités au sein du nouvel organigramme de l'UMP. 

Si son nom ne figure pas dans la liste des quatre nouveaux secrétaires nationaux dits "fonctionnels" et des dix-huit secrétaires nationaux "thématiques" annoncée ce mardi soir par l'UMP, il devrait compléter, avec Geoffroy Didier, l'équipe des quatre secrétaires nationaux en charge des cadres du parti, des "nouveaux talents", des Français de l'étranger et des élus locaux, indique encore Le Figaro.

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