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Des puits de pétrole en Iran, le 12 mars 2017. (Illustration)
Crédit : AFP / Atta KENARE
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Dans ses annonces faites ce jeudi 21 mai aux Français, le gouvernement a affirmé que le conflit au Moyen-Orient allait durer. Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) Fatih Birol a même déclaré que le marché pétrolier pourrait entrer dans une "zone rouge" cet été si la guerre n'est pas finie.
Des pénuries d'offres d'or noir pourraient se produire "en juillet ou en août", a ajouté le dirigeant. En clair, cette zone rouge signifie que la France risque de voir son déséquilibre entre l'offre et la demande de pétrole se creuser pendant l'été, car nous consommons traditionnellement plus de carburant durant cette période.
Elle est connue pour être la "driving season" aux États-Unis, où les Américains avalent les kilomètres comme des burgers géants durant les grandes vacances. Les Européens roulent aussi, en comptant également les vols aériens et une agriculture qui tourne à plein régime.
Cet ensemble de mouvements crée plus de demande. Si, en face, la production circule mal et des infrastructures pétrolières sont détruites par les bombardements, vous risquez de manquer de pétrole. Cette menace ferait de nouveau grimper les prix du baril de Brent. En conséquence, la facture du plein d'essence devrait encore continuer d'augmenter.
Depuis le début de la guerre, on a connu des journées où le baril de Brent flirtait avec les 120 dollars, avant de retomber (il se situe autour des 105 dollars en ce moment). Si on manque de pétrole à l'échelle mondiale, le baril va s'installer à 120 ou 130 dollars.
Le directeur de l'AIE avait déjà dit que nous étions "face à une crise plus grave que 1973, 1979 et 2022 réunies". Il se trompe sans doute un peu, car les automobilistes consomment moins : -11% en avril et -14% en mai malgré les ponts. Les gens vont moins rouler donc les besoins de pétrole seront sans doute moins importants que d'habitude.
De son côté, Donald Trump n'a pas intérêt à entretenir une tension sur les prix et une pénurie. Celui-ci prendrait un risque électoral avant les élections de mi-mandat aux États-Unis à garder un prix du gallon d'essence à 4 dollars 60 (contre moins de 3 dollars habituellement). Même son de cloche pour les Iraniens, qui ne savent plus où stocker leur pétrole et se doivent de l'écouler.
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