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Retraites : la députée socialiste Martine Froger insultée lors d’une manifestation

La députée socialiste Martine Froger a été vivement prise à partie jeudi 6 avril lors d’une manifestation contre les retraites, à Foix. Plusieurs de ses soutiens condamnent l’extrême gauche.

Martine Froger, candidate socialiste dissidente en Ariège, l'a emporté face à la Nupes.

Crédit : Lionel BONAVENTURE / AFP

Julien Ricotta

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L’élection législative partielle en Ariège continue de laisser des traces. La dissidente socialiste Martine Froger a été élue dimanche 2 avril face à la députée sortante LFI Bénédicte Taurine, suscitant de vifs débats au sein de la Nupes. Cette tension s’est déplacée jusque dans la rue, jeudi 6 avril, lors d’une manifestation contre la réforme des retraites à Foix, en Ariège. La nouvelle députée Martine Froger a ainsi été prise à partie, comme en attestent des vidéos sur les réseaux sociaux. 

La socialiste, qui était accompagnée de militants, a dénoncé la violence à son égard sur France Bleu. "Ils nous ont insultés, traités de fachos, de collabos. Ils nous ont jeté de l'eau. Ils s'approchaient très près de nous pour nous impressionner. Il y avait vraiment de la haine sur leur visage", a décrit Martine Froger. Une vidéo, publiée par le vice-président socialiste de la région Occitanie Kamel Chibli, montre des huées puis des "collabos, collabos" prononcés contre la députée. 

"On m'a empêché de manifester. On a insulté une élue de la République, ce n'est pas ça la démocratie, c'est un déni de démocratie", a dénoncé Martine Froger, qui relie ces violences à son élection. 

Le soutien de Fabien Roussel

Martine Froger, suspendue par le PS suite à sa dissidence, a tout de même reçu le soutien de plusieurs personnalités politiques. Bernard Cazeneuve a appelé sur Twitter "à mettre fin à cette spirale de la violence de l’injure publique sauf à prendre le risque d’organiser le grand basculement de notre pays vers le pire."

À écouter aussi

Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste, a critiqué "une attitude inacceptable." Kamel Chibli, le vice-président de la région Occitanie, a lui pointé du doigt "des militants d’extrême gauche". 

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