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Réformes sociales : sur RTL, Olivier Mazerolle évoque l'arrogance de "Jupiter"

EDITO - En pleine réforme des retraites et alors que les hôpitaux grondent, Olivier Mazerolle livre son analyse de la politique d'Emmanuel Macron à mi-mandat.

oeil monde - L'oeil de... Natacha Polony & Andréa Bescond & Philippe Caverivière & Olivier Mazerolle iTunes RSS
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L'oeil de... du 14 novembre 2019 Crédit Image : ludovic MARIN / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Olivier Mazerolle édité par Charles Deluermoz

Emmanuel Macron entame ce jeudi 14 novembre la seconde partie de son quinquennat. Mais peut-il la réussir alors qu’il n’a pas l’intention de changer de politique ? Rien n’est impossible mais cela sera difficile. En cause : les handicaps accumulés pendant la première partie de son mandat

Car le président a été très ambitieux. Il a voulu en finir avec 40 ans de politique qui ont empilé les allocations les unes sur les autres pour calmer la contestation sociale. Il n’avait pas tort : la France consacre 72 % de son budget aux prestations sociales et aux subventions multiples accordées aux entreprises publiques. 

En revanche, elle consacre seulement 15 % de son budget pour la justice, la police, la défense et l’éducation nationale réunis. Ainsi le système est à bout de souffle et le diagnostic d’Emmanuel Macron est exact. 

Une réputation cabossée

Désormais se pose la question de la mise en œuvre de la révolution. Là, tout a dérapé : sa politique ne fait pas l’unanimité, loin de là, même si ses partisans sont plus nombreux qu’on ne le croit. 

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Mais quand on veut désintoxiquer une nation habituée à colmater les brèches par des allocations, il faut d’abord créer les conditions qui font que ces allocations ne sont plus nécessaires. Créer par exemple un environnement économique qui permette une hausse des salaires afin que chacun puisse vivre dignement.   

Cela suppose de ne pas supprimer l’ISF tout en abaissant le montant des APL et en augmentant la CSG pour les retraités. S’il est vrai que la France dépense beaucoup en prestations sociales, il était pour autant insultant pour ceux qui en bénéficient d’entendre Emmanuel Macron expliquer qu’on dépense un "pognon de dingue", comme si les allocataires avaient volé quoi que ce soit. 

Jupiter, arrogant, puis un peu perdu : on a rarement vu un président avec des intuitions aussi justes qui s’acharne en même temps à cabosser sa réputation par des attitudes et des formules malheureuses.

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