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Réformes des retraites : Bruno Le Maire déplore l'attitude de certains syndicats

Le ministre de l'Économie a de nouveau défendu la réforme des retraites voulue par le gouvernement, ce mardi 14 janvier. Il estime également que le "jusqu'au-boutisme n'est pas une solution".

Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, en avril 2019
Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, en avril 2019 Crédit : SAUL LOEB / AFP
Photo Quentin Marchal
Quentin Marchal
et AFP

À l'image de Bruno Le Maire, le gouvernement garde son cap dans la réforme des retraites. Le ministre de l'Économie, qui a rejeté tout abandon de la réforme a estimé, ce mardi 14 janvier, que le "jusqu'au-boutisme" de certaines organisations syndicales contre la réforme des retraites après le retrait sous conditions de l'âge pivot "n'est pas une solution".

"Il y a une belle réforme des retraites" portée par le gouvernement, a assuré le ministre sur Cnews, ajoutant que les organisations qui demandent son retrait "se mettent en travers d'une réforme de justice".

Le gouvernement a fait un pas ce week-end en direction de certains syndicats, dont la CFDT, qui réclamaient le retrait de l'âge pivot du projet de réforme des retraites mais avec l'obligation pour les partenaires sociaux de trouver des solutions alternatives pour équilibrer le régime. La future conférence de financement devra rendre ses propositions d'ici fin avril, sachant que le gouvernement a exclu toute baisse de pension ou "augmentation du coût du travail".

Inciter les Français "à travailler plus longtemps"

Bruno Le Maire s'est également redit favorable à des mesures qui inciteraient les Français "à travailler plus longtemps", en rappelant son opposition à des augmentations de cotisations. "La seule chose sur laquelle je suis très réservé (...) c'est sur les augmentations de cotisations, qu'elles soient salariales ou qu'elles soient patronales", a-t-il affirmé.

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"Augmenter les cotisations salariales c'est retirer du pouvoir d'achat aux salariés. Augmenter les cotisations patronales c'est courir le risque d'augmenter le chômage dans notre pays et ce serait contradictoire avec la politique que nous menons (...) depuis près de 3 ans maintenant", a insisté l'homme fort de Bercy.

Alors que le mouvement de protestation contre la réforme des retraites atteint son 41e jour, il a minimisé l'impact des grèves sur l'économie du pays. "Je ne pense pas que ça coûtera très cher à la France", même si "cela coûte très cher à un certain nombre de commerçants", a-t-il affirmé.

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