1 min de lecture Réforme des retraites

Réforme des retraites : un député LaREM accuse certains grévistes de "terrorisme"

Jean-Pierre Pont, élu du Pas-de-Calais, se montre très dur vis-à-vis des appels au blocage de raffineries et dénonce des "prises d'otages".

Manifestation interprofessionnelle à l'initiative de la CGT et Solidarité à Montpellier, jeudi 19 avril 2018
Manifestation interprofessionnelle à l'initiative de la CGT et Solidarité à Montpellier, jeudi 19 avril 2018 Crédit : PASCAL GUYOT / AFP
Félix Roudaut
Félix Roudaut
et AFP

Ce député de La République en Marche (LaREM) ne mâche pas ses mots lorsqu'il évoque l'élan de mobilisation contre la réforme des retraites prônée par Édouard Philippe. Jean-Pierre Pont a accusé lundi soir de "terrorisme" certains grévistes, notamment ceux qui veulent bloquer les raffineries.

"Pour moi, prendre la France en otage, c'est tout à fait illégal. Et, évidemment on va peut-être me critiquer, ce sont des faits de terrorisme. Fermer des centres d'approvisionnement de fuel (...) c'est ça, la démocratie ? Non, je ne crois pas", a-t-il déclaré sur Delta FM. 

"La grève oui, manifester oui, mais attention de ne pas prendre les Français en otage. C'est tout à fait illégal et c'est antidémocratique", a ajouté l'ancien maire UDF puis UDI de Neufchâtel-Hardelot (Pas-de-Calais) dans des propos recueillis samedi 4 janvier et diffusés lundi soir.

"Ça pourrait se terminer par des morts"

Relancé sur ses accusations de "terrorisme", Jean-Pierre Pont a déclaré : "Répondez-moi : prendre les gens en otage, c'est le fait de quoi ? De gens démocrates ? De gens qui respectent la République ? Non !"

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"Pour moi, otage me fait penser aux otages au Liban, aux otages quand il y a eu les affaires à Paris (...) Ça pourrait se terminer par des morts, c'est pas possible... Couper l'électricité à une maison de retraite ou à un centre hospitalier, écoutez, franchement, non, je ne peux pas admettre ça", a-t-il poursuivi.

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