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Marine Le Pen, lors de son procès en appel, le 15 janvier 2026
Crédit : Alain JOCARD / AFP
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Une peine de cinq ans d'inéligibilité, quatre ans d'emprisonnement dont trois avec sursis et la possibilité d'aménager la partie ferme sous bracelet électronique, ainsi que 100.000 euros d'amende, a été réclamée ce mardi 3 février contre Marine Le Pen par le parquet général dans l'affaire des assistants d'eurodéputés du Front national.
Si les réquisitions sont suivies par la cour d'appel, dont la décision est attendue à l'été, le cheffe de file du Rassemblement national ne pourra pas se présenter à l'élection présidentielle de 2027.
Après onze jours de débats, les deux avocats généraux ont voulu démontrer la culpabilité des mis en cause de détournement de fonds publics entre 2004 et 2016. Les avocats du Parlement européen, partie civile, ont dénoncé dans leurs plaidoiries la "confiance (du Parlement dans les députés) trahie pendant des années, pour plusieurs millions d'euros". "C'est aussi la confiance des citoyens et des contribuables de l'Union européenne qui a été trahie", a insisté Me Patrick Maisonneuve.
"(Bruno) Gollnisch lui-même nous dira qu'il n'y a pas de système, il y a eu une organisation. Bruno Gollnisch trouve que le mot 'organisation' est plus élégant que le mot 'système'", a-t-il raillé, relevant que "c'est le Parlement européen qui, sans le savoir, s'est chargé d'assurer la continuité du service du Front national".
Fustigeant le "positionnement de façade" des prévenus à l'audience, qui ont mis en avant des "zones grises" des règles du Parlement européen sur l'emploi d'assistants parlementaires, son autre avocate, Me Bérénice de Warren, a fait observer à la cour que "ce n'est absolument pas la réalité de tous les dossiers qui vous ont été soumis".
Si la cour d'appel de Paris n'est pas liée par les réquisitions, ces dernières constituent malgré tout une indication et devront répondre à une question centrale. En première instance, le 31 mars, le tribunal correctionnel avait condamné Marine Le Pen à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme, 100.000 euros d'amende et, surtout, cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate. Un jugement globalement conforme aux réquisitions de l'époque.
Seule une éventuelle peine d'inéligibilité inférieure à deux ans, et l'absence d'une condamnation au port d'un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener campagne, pourrait lui permettre d'entrevoir à nouveau un avenir politique.
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