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Primaire de la gauche : la leçon d'expression française de Peillon à Valls

L'ancien ministre de l'Éducation nationale a peu goûté à la réaction de Manuel Valls aux propos de Donald Trump le 16 janvier.

Édition Spéciale - Primaire de la Gauche Marc-Olivier Fogiel
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Primaire de la gauche : la leçon d'expression française de Peillon à Valls Crédit Image : Montage RTL | Crédit Média : France 2 | Date : La page de l'émission
Ludovic Galtier
Ludovic Galtier
Journaliste RTL

"C'est une déclaration de guerre à l'Europe". Manuel Valls avait réagi avec virulence aux propos de Donald Trump déclamés dans des quotidiens européens le 16 janvier dernier. Et visiblement, le choix de ces mots par Manuel Valls n'a pas du tout plu à l'ancien professeur de philosophie, Vincent Peillon. Sur le plateau de Primaire de gauche : l'heure du choix ce jeudi 19 janvier, il était hors de question pour lui de reprendre ces mots à son compte. "Il ne faut pas faire la guerre tout le temps et à tout le monde. Il faut garder ce mot pour une utilisation précise, qui est d'ailleurs normée depuis longtemps." "

Pour l'instant, on a à le juger aux actes", a-t-il poursuivi en évoquant les intérêts, commerciaux, écologiques..., que la France doit défendre. "Sur tous ces sujets, la France a une politique, l'Europe a une politique, et nous gardons la tête froide. Nous ne lui faisons pas la guerre, nous allons attendre, observer et essayer de l'emmener à de meilleures manières", a conclu Vincent Peillon.

"Employer les mots appropriés peut être utile, y compris en diplomatie"

Manuel Valls a eu beau demander de ne "pas jouer sur les mots" à son ancien collègue du gouvernement et rappelé qu'il parlait de "déclaration de guerre politique", Vincent Peillon a persisté et signé. "Si on prend les mots au sérieux, n'employons alors pas le mot guerre, surtout lorsque l'on se prépare à être chef de l'État dans ces circonstances."

Ce qui a conduit à un jeu de ping-pong entre les deux hommes. "Vincent Peillon me rappelle parfois mon vieux professeur qui me dit attention aux mots que l'on utilise." L'ancien ministre de l'Éducation nationale de répliquer : "On respecte tous les professeurs, dire professeur ce n'est pas nécessairement disqualifiant. Connaître ses sujets et employer les mots appropriés peut être utile y compris en diplomatie."

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