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Primaire de la gauche : ce qu'il faut attendre du deuxième débat

ÉCLAIRAGE - Nouvelles thématiques, enseignements tirés du premier débat... Les candidats saisiront-ils l'opportunité de s'affirmer davantage que le 12 janvier ?

Lors du premier débat de la primaire de la gauche, le 12 janvier 2016
Lors du premier débat de la primaire de la gauche, le 12 janvier 2016
Crédit : SIPA
Clémence Bauduin & AFP

Deuxième round pour les sept candidats à la primaire initiée par le PS. Après un premier débat très policé jeudi 12 janvier, Manuel Valls, Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, François de Rugy, Sylvia Pinel et Jean-Luc Bennahmias se retrouvent dimanche 15 janvier sur BFMTV, iTELE et RMC, une semaine jour pour jour avant le premier tour. Diffusé à 18 heures, ce débat de deux heures et demie animé par Ruth Elkrief (BFMTV), Laurence Ferrari (iTELE) et Laurent Neumann (RMC) traitera de sujets distincts du premier. 

Les sept candidats seront interrogés sur "l'Europe et ses frontières", l'environnement, l'éducation, mais aussi sur une question d'actualité portant sur la France "dans un monde nouveau". Ils devront en outre s'exprimer sur la question "quel président de gauche?", l'exercice du pouvoir et leur "ligne politique".

Chacun aura une minute pour répondre à la question posée, et une minute pour répondre à un de leurs concurrents. Au lendemain de leur grand oral devant les Jeunes socialistes, les candidats ont été soumis à un tirage au sort pour déterminer leur emplacement sur le plateau du studio Gabriel ainsi que l'ordre de prise de parole. Lors du débat du 12 janvier, les candidats étaient restés chacun dans son couloir, limitant au maximum leur critique des autres malgré de vraies divergences entre eux, notamment sur le bilan de François Hollande ou sur le revenu universel. 

Le candidat de la primaire relégué derrière Macron et Mélenchon

3,8 millions de téléspectateurs ont suivi le premier débat télévisé, organisé trois jours plus tôt. C'est nettement moins que les 5,6 millions de la première joute des candidats de droite, en octobre. Avec un calendrier très resserré et plusieurs candidatures de dernière minute liées au retrait de François Hollande, la primaire initiée par le PS peine à passionner. En conséquence, ses organisateurs attendent beaucoup moins de votants les 22 et 29 janvier, comparé aux 4,6 millions de votants qui ont désigné François Fillon candidat de la droite en novembre. Un sondage Elabe pour BFMTV montre toutefois, samedi 14 janvier, que l'intérêt progresse légèrement, passant à 43% (+1) des Français, se disant "intéressés", dont 12% "beaucoup" et 31% "assez".
 
Les candidats auront-ils tiré des enseignements de leur premier débat du 12 janvier ? Au lendemain de celui-ci, leurs appréciations sur la réussite de leurs interventions divergeaient. Manuel Valls jugeait ce débat susceptible de rendre "tout à fait possible" une participation de 2 millions d'électeurs. Arnaud Montebourg l'a estimé "constructif" quand Benoît Hamon, lui, l'a trouvé "assez peu séduisant". Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, lui, les encourage à "indiquer un peu plus ce qui les distingue". Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères, estime qu'il y a "encore beaucoup de travail à faire pour que ce (cette primaire) soit au niveau de l'attente du pays".

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Pendant ce temps, Jean-Luc Mélenchon est en campagne contre la participation à cette primaire, qu'il considère comme un "Congrès du PS". Emmanuel Macron, lui, continue de remplir les salles de ses meetings. De part et d'autre, les deux hommes sont déjà mieux placés dans les intentions de vote qu'un candidat socialiste. Invité du Grand Jury ce 15 janvier, Jean-Luc Mélenchon a de nouveau attaqué "une primaire d'anciens ministres" qui "n'assument rien", en lice pour un scrutin qui "sert à désigner le perdant". Pour l'heure, selon les sondages, le candidat issu de la primaire serait relégué à une humiliante 5e place au premier tour de la présidentielle.

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