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Présidentielle 2022 : "Une note n'est pas un vote", regrette Hollande sur la Primaire populaire

François Hollande a critiqué le fonctionnement et l'organisation de la primaire populaire après la victoire de Christiane Taubira. Il regrette que la gauche reste dans "l'impasse".

François Hollande, le 8 décembre 2021 à Lille.
François Hollande, le 8 décembre 2021 à Lille.
Crédit : FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Marine Derquenne

Christiane Taubira a remporté la primaire populaire de la gauche ce dimanche 31 janvier. Par la suite, l'ancien président socialiste François Hollande a critiqué la méthode de la primaire populaire. "Est-ce que c'était la bonne méthode et le bon moment ?" a-t-il interrogé, lors d'une conférence organisée ce lundi 1er février à Sciences po Paris.

Tout en reconnaissant la "sincérité" des participants quant à leur volonté de rassembler la gauche, François Hollande s'est questionné sur la légitimité de Christiane Taubira. Était-ce la bonne méthode "quand des candidats ne voulaient pas s'y présenter et qu'on les y invitait contre leur gré, ce qui privait nécessairement la personne victorieuse de la légitimité de ce processus" ?

François Hollande a aussi vivement critiqué le calendrier de la primaire populaire, considérant qu'elle était arrivée trop tard, à presque deux mois de l'élection présidentielle. "Une primaire doit avoir lieu bien plus tôt pour qu'il y ait un travail de rassemblement" a-t-il déclaré.

Il y a toujours autant de candidats, et il n'y a pas de ligne politique

François Hollande

D'après l'ex-président de la République, "il faut qu'il y ait un vote et pas une note". Dans le cadre de la primaire populaire, les votants attribuaient cinq mentions différentes aux candidats proposés, de la meilleure à la plus mauvaise : Très bien, Bien, Assez Bien, Passable, Insuffisant. Or, selon François Hollande, "Les électeurs ne sont pas des juges, ce sont des citoyens".

En fin de compte, il regrette que "cette primaire populaire ne change rien. On est dans la même impasse, il y a toujours autant de candidats, et il n'y a pas de ligne politique". Il a insisté sur le fait qu'avant une primaire, il doit y avoir "des débats contradictoires devant les Français" afin "d'éclairer le vote". Or, ça n'a pas été le cas. 

Le prédécesseur d'Emmanuel Macron explique que la primaire n'a pas permis d'engendrer "un travail programmatique" permettant à "ceux qui ne sont pas qualifiés [de] se reconnaitre derrière la personne victorieuse". Il a rappelé aux électeurs de gauche que "ce n'est pas sur les personnes que les débats doivent porter, c'est sur la ligne  politique".

Laissant de nouveau planer le doute sur une éventuelle candidature, François Hollande a conclu qu'"un ancien président de la République peut être candidat. Rien ne l'empêche. [...] C'est sur ce mystère que je vais prendre congé de vous".

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